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Ma Musique

21 mars 2008 5 21 /03 /mars /2008 09:47
 
DSC09431.JPG
  LA BASTIDE  
 
L'histoire de Luminy remonte aux alentours de l'an 1000.
(on retrouve une dot des terres situées entre Marseille et Toulon,
lors du mariage de Fulco vicomte de Marseille et de Dame Odile, en 1005) .

Aux origines, les abbayes:

 
Au XIe siècle, les batiments de Luminy où se trouve une chapelle,
sont propriété des moines de l'Abbaye de St Victor. A une date que nous
n'avons pas retrouvée, le domaine de Luminy devient propriété d'un
ordre Cistercien, le Mont de Sion. En 1242, une abbesse agrandit
les batiments et Luminy prend le nom d'Abbaye du Mont de Sion,
destinée à recevoir des jeunes filles de la noblesse provençale.

La propriété d'Ollières:

 


La propriété est acquise par la famille d'Ollières au milieu du XVIe siècle,
Dès cette époque, elle est mise en valeur (terres à blé, avoine, vigne).
Il y avait à Luminy des plants de raisins muscats excellents,
et du raisin pour la fabrication du vin  fourni aux moines de
l'abbaye de St Victor. On y trouvait de nombreux arbres fruitiers :
Oliviers qui servaient à faire de l'huile, amandiers, mûriers, formant
une longue allée derrière le "chateau", figuiers et cerisiers "
Une carte du Gouvernement général de Provence établie en 1754,
mentionne le domaine de "Luminie".

Le domaine des Fabre:

 

En 1819, Mme Baudoin, veuve d'Ollières vend le Domaine à:
Augustin Félix Fabre pour la somme de 107 000 F.
Le domaine devient donc la propriété d'une famille d'armateurs Marseillais;
Son destin sera lié à l'essor du négoce Marseillais puis aux limites
de l'expansion coloniale.

A cette époque il s'agit d'une propriété de 1200 hectares, 200 cultivables

en bordure de mer, où l'on cultive la vigne, la luzerne, les céréales.

Des chèvres et des moutons y sont élevés, les pins et collines y sont exploités.

L'histoire du domaine se confond dès cette époque avec celle des Fabre.

A la mort d'Augustin Félix (1850) le domaine est indivis entre les héritiers.

A cette époque, un important réservoir (5000 m3) est construit

pour l'irrigation des cultures.

Les abords font l'objet de soins particuliers; Plantation de tilleuls, cèdres,

marronniers...La maison du maitre est agrandie pour recevoir

les différents membres de la famille.

Les lettres que l'épouse de l'armateur César Fabre écrit à ses enfants:

Cyprien et Augustin, entre 1853 et 1864, permettent de retracer la vie

quotidienne dans l'une des grandes Bastides de la région marseillaise

habitée à la belle saison.

 

C'est en général dès les premiers jours de juillet que la famille s'installe

au "château" pour l'été, car se rendre à Luminy à cette époque relève

de l'expédition et exclut toute escapade en dehors des longs séjours...

plus exactement pour les femmes et les enfants car les hommes ,

eux, sont retenus en ville par leurs affaires jusqu'à la fin août et au delà.

Les hommes font le trajet à cheval, ce qui demande une heure environ.

En attelage, le trajet dure une heure et demi. " Pour les enfants, les séjours

représentent le paradis", rapporte Roland Caty

Luminy s'identifie aux vacances. Par forte chaleur on se baigne dans le bassin;

Ce sont aussi les expéditions par les sentiers jusqu'aux criques du bord

de mer avec la Tante Léonie, d'où l'on rapporte sars et girelles;

On emporte le pique-nique, on part toute la journée avec l'âne.

A l'automne, c'est la cueillette des champignons qui inquiéte les domestiques.

 

Pour les messieurs, Luminy est un lieu de délassement.

On s'y livre aux plaisirs de la chasse. Les fusils trainent partout...

On tire les lapins, lièvres, grives, perdreaux, cailles qui s'y trouvent

en abondance. Autre passion, le cheval.

A 23 ans, Cyprien Fabre veut acheter un cheval de selle aux écuries

du roi de Naples...le prix l'en dissuade.

Le soir, les hommes se retrouvent au billard.

Quelques sorties rompent la monotonie; On rend visite aux Borelli

ou aux Pastré, on organise un souper aux iles.

Le 15 août, fête de la St Napoléon, on grimpe sur la colline pour

contempler les feux d'artifice tirès à Marseille.

Si les enfants sont au paradis, les adolescents trouvent parfois le temps long.

Les jeunes filles s'en plaignent; A 19 ans, Félicie soeur de César,

envisage sans enthousiasme d'être, comme chaque été,

"renfermée entre quatre collines".

Pour les maitresses de maison, organiser la vie de tant de personnes

n'est pas simple, en dépit de nombreux domestiques.

D'autres problèmes inévitables de cohabitation se posent pour les femmes

qui sont souvent bien contentes de regagner la ville à l'automne,

ce qui met un terme à l"exil".

 

La vie culturelle est assez liée à l'activité professionnelle;

Les armateurs sont nombreux à s'inscrire à la Société de géographie

de Marseille constituée en 1877.

Les témoignages des navigateurs, des explorateurs de l'époque

font l'objet de conférences.

On reçoit des professeurs de chant à Luminy, des concerts y sont organisés.

Les armateurs effectuent des séjours dans des villes d'eau,

favorisant les voyages et l'appprentissage des langues étrangères

pour leurs enfants.

Chaque intérieur bourgeois possède son piano sur lequel s'évertuent

les jeunes filles de la maison.

S'il existe une réelle aisance matérielle, la simplicité l'emporte dans la vie

quotidienne et les distractions.

Le négoce marseillais se développant avec l'empire colonial,

les familles d'armateurs constituent d'importantes fortunes,

certains partent à la conquête des institutions, la montée sur Paris

est l'une des clés de la réussite et de l'influence;

on s'engage en politique " des extrèmes (ultra royalistes) au juste milieu ".

Le XXe siècle:

 

En 1918, la propriété est en état d'indivision ce qui durera jusqu'en 1923.
Paul Cyprien Fabre redevient alors seul propriértaire du domaine
où il réalise de nombreux travaux: rénovation du parc, ouverture
d'une route donnant accès aux criques de Sugiton, replantation de pins,
chênes, cèdres de l'Atlas.

En 1945, Luminy entre dans le domaine public.
L'assistance Publique envisage d'y construire un hopital,

mais celui ci sera finalement construit à St Antoine, l'Hopital Nord.

La bastide sert de lieu d'accueil de colonies de vacances;

On y reçoit également les écoliers des classes de "plein air" dans les

années 50.

En 1966, l'Etat (Rectorat) est propriétaire du Domaine Universitaire

de Luminy où se construisent une Faculté de sciences et une cité Universitaire.
En 1997, le Campus de Luminy accueille 8500 personnes;

7000 étudiants dont 1000 doctorants, et 1500 enseignants,

techniciens, chercheurs du CNRS, de l'INSERM.

Le campus compte 2 Facultés et 5 grandes Ecoles et instituts. 

 

             Le "Billard".... ce qui  en reste!DSC09433.JPG


HISTORIQUE DU C.I.R.M

La création à Luminy d'un Centre International de rencontres Mathématiques

est inscrite fin 1975 dans le projet de loi de finances pour 1976.

La réhabilitation de l'ancienne bastide, alors en fort mauvais état commence

en 1977 et elle se poursuivra jusqu'en 1997.

En 1981, une première tranche comportant l'hôtel et le restaurant est achevée.

Les premiers colloques de Mathématiques débutent en 1982.

En 1989, commence la construction de la bibliothèque, celle ci compte

25.000 ouvrages.

En 1991, on aménage une petite extension du restaurant qui passe

de 50 à 100 places.Le nombre de colloques est alors passé à 45 par an

et accueille 1500 mathématiciens.


Cependant les deux bâtiments du parc restent à l'état de ruines:

"La maison du jardinier" où logeait une partie de la dosméticité des Fabre

et le "Billard" où se déroulaient d'impressionnantes parties...

au retour de la chasse.

Les espaces forestiers n'ont pu être reboisés ni restaurés.

Le verger a disparu, hormis deux grands tilleuls, un marronnier

et quelques fruitiers revenus à l'état sauvage.

La flore et les ombrages des 4 hectares dévolus au CIRM sont

cependant bien fournis et contrastent avec les pentes rocheuses

et arides du Mont Puget.


parc2.gif

                   Une partie du parc..

 

Merci à Colette Colmerauer qui nous a fourni cet exposé sur "Luminy"

et ainsi nous a permis de découvrir cette "Bastide" et son parc dont

moi-même ignorais l'existence!

                         

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commentaires

nardini 25/08/2014 12:17


bjr et bravo pour votre article, néanmoins je vous confirme qu'il n'y a jamais eu de propriété nd de Sion à Luminy (Mazargues) il y a confusion avec un autre lieu de marseille (coté Endoume) qui
s'appelait aussi Luminy et où était cet ordre et un couvent. Il n'a a donc jamais eu d'abbaye à Luminy-Mazargues. Le succès de votre site fait que de nombreuses personnes recherchent ou se
renseignent pour trouver les restes de cette abbaye sur place ...il faut à chaque fois leur expliquer...


je serai intéressé d'avoir des précisions d 'EDIPHILEV sur son commentaire relatif à la situation à la révolution. mon mail perso jnardini@sfr.fr


merci

Ediphilev 20/08/2014 12:24


Pourquoi avoir occulter la tragique période révolutionnaire et le dramatique assassinat par les révolutionnaires, essentiellement mazarguais, de la Baronne ( ou Marquise , je ne sais plus ...) de
Luminy   , qui n'avait pas voulu abandonner ( sa famille s'étant réfugiée en Suisse je crois...), ses gens , son château, et ses terres dont elle a labourées de ses mains
avec les quelques gens qui lui étaient restés fidèles pour les nourrir  ?  Cette horde sauvage et sanguinaitre  lui a fait subir en 1793 un calvaire
et un martyre. 

OLIVA Jacqueline 11/03/2012 11:51


Je suis issue de la branche cadette des Fabre. Cette branche était à La Ciotat à la Maison Ritt, domaine Fabre de La Maurelle, dont le cadet, Sosthène, avait hérité tandis que l' aîné héritait de
l' immense domaine de Lumigny. Ma trisaïeule, Anne Elizabeth Fabre était née en 1836 et décédée en 1912. Elle était la fille de Victor Fabre, né en 1809.Ensuite, je remonte jusqu 'en 1758
puis je n' ai plus de date mais j' ai encore des noms mais des deux côtés de ma famille. Donc, il y a consanguinité. D' un côté, par Laurent Fabre et de l' autre, par Pierre Fabre. J' aimerais
bien visiter la bastide de Lumigny si elle n' est pas devenue du façadisme comme tant d' autres.

rame andre 24/01/2012 16:05


En 1945 la propriété était sous séquestre.


Un détachement de prisonniers de guerre allemands a procédé au déminage de la proprieté


jusque fin 1946 environ. Un détachement militaire était  cantonné dans le chateau.

MIR 21/03/2008 10:42

Bravo pour l'article sur Lumigny trés intéressant