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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 07:59

MHM2004 6 64 019 light

 

LE PONT TRANSBORDEUR DE MARSEILLE

 

Vie et mort de cet ouvrage qui a accompagné la vie des Marseillais pendant 40 ans

et dont le contrat de concession devait expirer en 1977

Combien de Marseillais savent que si notre pont transbordeur mis en service le

23 décembre 1905 n'avait pas été en partie détruit par l'armée allemande d'occupation,

sa destruction était de toute façon programmée depuis déjà plusieurs années.

Sa maintenance onéreuse négligée par la concession gérante due au manque de recettes

après des augmentations de tarifs ont provoqué le déclin du nombre d'usagers, les

difficultés à se procurer les fournitures indispensables pendant les deux guerres,

ont amené à cette décision.

 

Source de ce sujet :

 

Patrick Langer aux Editions Actes Sud – dépôt légal novembre 2006

 « Le pont à transbordeur de Marseille – La porte de France à Marseille «

 

Poids total du pont.......................... 1.400 tonnes

Longueur totale …............................ 240,80 m

Altitude du tablier ….......................... 52.10 m

Poids du tablier................................. 390 tonnes

Hauteur libre sous le tablier ….......... 50,20m

Poids des câbles …............................ 94 tonnes

Hauteur des pylônes …...................... 84,60 m

Poids des pylônes ….......................... 480 tonnes

Espacement d'axe en axe des pylônes 165 m

Poids du cadre de roulement …......... 17,8 tonnes

Traction électrique …......................... 500 volts continus

Dimensions de la nacelle …............... 12x10 m

Poids de la nacelle …......................... 29 tonnes

Charge maximum aux essais de la nacelle 97 tonnes

Charge maximum de la nacelle en service 36 tonnes

Charge maximum de la chaussée de la nacelle 25 tonnes

Nombre de piétons admissibles 300

Nombre de piétons avec plusieurs véhicules 150

Longueur du parcours 165 m

 

cqpontransnacelle.jpg

 

GENESE DE L’OUVRAGE

 

Son concepteur Ferdinand Joseph ARNODIN né en 1845, dont le père travaillait dans

la société Seguin la première à construire des ponts suspendus sur les fleuves, fonde à

l'âge de 27 ans ses ateliers de constructions mécaniques à Châteauneuf sur Loire.

Son esprit inventif et imaginatif en vint à concevoir un pont à transbordeur, composé

d'une nacelle suspendue au dessus de l'eau reliée à un chariot de roulement mû entre

deux pylônes.

Sans attendre les commandes F. Arnodin décida de repérer les sites où son principe

de pont pourrait rendre les plus grands services. Précédé d'une réputation flatteuse

dans le milieu du génie civil il vint à Marseille en 1894.

Il constata les ralentissements des files de véhicules chargés de marchandises venant

de la Joliette par la rue de la République, afin de contourner le plan d'eau soit 890m

de long pour 290 de large. Un pont à transbordeur permettrait économie de temps

et de moyens.

Homme d'affaires entreprenant F. Arnodin contacta officieusement le 10/12/ 1894

l'ingénieur en chef du service spécial maritime de la Ville pour lui présenter son

avant-projet de pont à transbordeur. Mais les choses allaient traîner.

Le 27 juin 1899 F. Arnodin en appela au ministre des travaux publics Jean Monestier

pour lui demander l'autorisation de s'établir comme concessionnaire d'un pont, à ses

frais, risques et périls sans subvention ou garantie d'intérêt.

Après avis des ingénieurs des Ponts et Chaussées, le nouveau ministre des T.P.Pierre

Baudin fit connaître au préfet des Bouches du Rhône qu'il prenait en considération la

demande de concession. Le 18 décembre 1900 le conseil municipal présidé par le Maire

le docteur Flaissières, donna à son tour un avis favorable.

Ferdinand Arnodin pouvait se flatter de ses ponts mis en service à Rouen, Bizerte et

Rochefort ; le président de la République Emile Loubet décrétait le 8 mars 1902

« d'utilité publique l'établissement entre le quai de la Tourette et le boulevard du Pharo,

d'un pont à transbordeur pour la traversée du vieux-port ” et concédait pour une durée

de 75 ans l'établissement et l'exploitation du pont à F. Arnodin ingénieur constructeur.

 

Plan-Marseille-1914.jpg

 

Le pont construit et entretenu sur les fonds propres de la société Arnodin fut

préfabriqué à Châteauneuf sur Loire, les éléments expédiés par train,réceptionnés

en gare St Charles furent acheminés sur les quais par une noria de « camions »

attelés de chevaux.

L'inauguration du pont eut lieu le 23 décembre 1905 à 15h00. Le Maire de l'époque

Aimable Chanot fut représenté par son premier adjoint Marius Pierre. Ferdinand

Arnodin déclama quelques vers sans doute de son cru : « Ici est la porte de France

pour le voyageur venant d'Orient, porté par le flot bleu, sa vue lui donne l'espérance

qu'en ce pays il aura agrément plus qu'en autre lieu... »

Coût de l'ouvrage : 1 million et demi de francs or, sans concours de la Ville ou du

département !!

 

emprunt-national.jpg

 

Pour indemniser le concessionnaire de ses dépenses de travaux et d'exploitation il lui

a été accordé le droit de percevoir des taxes (5 centimes la traversée pour les piétons

et toutes sortes de montants différents pour les véhicules transportant des passagers,

les animaux de trait ou toutes autres espèces)

Fréquentation en février 1906 : 84 700 piétons, 1314 voitures, 1 691 ascensions sur le

tablier.

Le 21 juillet 1907 fut mis en service un ascenseur payant pour faciliter l'accès aux

passerelles.

Au mois d'août 1090 montées contre 295 par l'escalier et en septembre 1365 contre

407 par l'escalier.

L'Exposition Coloniale de 1906 amena plus de 110.00 visiteurs sur le pont et la seconde

en 1922 110 099 personnes payantes et 3 074 ascensions.

Marseille_Pont_Transbordeur_nacelle.jpg

 

DECLIN ET MORT

 

Après l'entrée en guerre contre l'Empire allemand et le départ du personnel vers

le front, sans grands moyens humains ou financiers l'ouvrage fut entretenu de

manière sommaire : pénurie des métaux et hausse des prix aidants, d'importants

travaux de réfection furent abandonnés.

En Octobre 1920 les tarifs de passage furent augmentés ce qui amena rapidement

une baisse de la fréquentation.

Dans la nuit du 16 avril 1921 un feu se déclara du côté Saint Nicolas, un câble

électrique s'étant rompu sous la violence du mistral soufflant en tempête. Dégâts :

destruction du pavillon de la machinerie et d'une partie de la passerelle.

En septembre 1924 : hausse des tarifs et baisse de fréquentation en 1925

En août 1926 : demande de nouvelle hausse

Après la mort de Ferdinand Arnodin sa famille se déchira pour les concessions

des ponts à transbordeur de Rouen, Nantes, Marseille, qui furent dispersés aux

enchères.

En 1926 le pont de Marseille fut adjugé 553 000 francs à Renée Chibrac vve de

Ferdinand Joseph Arnodin, fils de Ferdinand.

En février 1940 la démolition du pont fut mise à l'ordre du jour lors d'une

conférence présidée par le préfet :

- après le versement de 650 000 francs pour dédommager la famille

Chibrac-Arnodin, le pont serait démoli par le ministère de l'armement et en

raison des évènements internationaux ses parties métalliques utilisées par la

Défense Nationale.

Le ministre de l'armement malgré les 1400 T. de métal annoncés refusa la charge

financière de la destruction.

Depuis novembre 1942 le trafic du pont avait sensiblement diminué par suite de

l'arrêt des mouvements commerciaux du port, l'armée allemande occupant la ville.

Avant de dynamiter le pont, en février 1943 après évacuation des habitants, c'est

une grande partie des immeubles du coté Mairie : 1494 pendant 17 jours qui

furent détruits par explosifs. 

Les troupes des généraux Monsabert, Guillaume et Sudre, débarquées en août

1944 sur la côte varoise et se dirigeant vers Marseille, les Allemands sentant la

défaite décidèrent de rendre les installations portuaires inutilisables, croyant

retarder durablement la logistique des armées alliées.

Et le 21 août 1944 pour combler l'entrée du Lacydon, le bateau CAP CORSE

désarmé dans le port, fut sabordé dans ce but par les Allemands ; mais le navire

se renversa sur le côté et dériva lentement sans venir à l'endroit souhaité.

Alors dans la précipitation les pylônes nord et sud du pont transbordeur furent

dynamités.

Mais seul le pilier nord s'effondra, entraînant une partie du tablier.

Le pilier sud résista, mais ébranlé avec la nacelle restée en place , il représentait

un danger d'effondrement en cas de fort coup de vent.

Le 1er septembre 1945 son dynamitage par l'OFFA eut lieu.

Fort dénigré par certains et très regretté par d'autres, ce pont à transbordeur

a été pendant 40 ans un atout touristique de la ville.

Un journaliste du quotidien LA FRANCE écrivit « Les Marseillais peut être,

et à coup sûr, ses usagers, déploreront cette perte. Abîmait-il vraiment le paysage

ainsi que le prétendaient ses contemporains ? Question qui n'a plus de sens,

le transbordeur a disparu.»

 

Ce pont métallique marque ainsi la première moitié du XXe siècle de son

empreinte imposante. D'entretien coûteux, ce pont n'est plus en fonction

dès les années 30.

Il est détruit en partie en 1944 par les Allemands pour bloquer le port lors

de la bataille de Marseille. Le pylône restant est écroulé volontairement en 1945.

MHM2004_6_64_039_light.JPG

 

Merci à Michèle Escudéro qui il y a quelques mois m'avait fait passer

cet article pour le blog!!

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commentaires

suzanne serol 03/08/2014 10:30


En photos j'ai vu le pont transbordeur. Ma grand mère chapeautée d'ailleurs, pose sous ce fameux pont. Le port était alors vide de bateaux ....


Merci pour ce document explicatif. En tant que Marseillaise, j'apprécie beaucoup.


Suzanne