Week End à Jausiers, au Fort de Tournoux..
Trace du parcours effectué pour la visite du Fort
Ce 1er juin 2012, rendez-vous à 7h sur le parking de la piscine de Bonneveine.
Pour ce Wee-end, nous sommes 35 en tout mais seulement 25 au départ,
troisvo itures devant nous rejoindre à l'aire de Manosque où nous allons faire
la pause regroupement et petit déjeuner;
Tout le monde est à l'heure...mais nous attendons un peu car Gilbert Colognoli
et Claudie sont partis directement et je ne le savais pas..
Nous retrouvons tout le monde à Manosque.
Parmi nous pour ce WE, Françoise et René Vernay, amis des Aupicon, il ont
déjà participé plusieurs fois à nos WE.
Nous arrivons à Jausiers vers 11h15, nous allons directement à l'hôtel où les
chambres sont prêtes, nous prenons donc possession de celles-ci;
Nous réglons l'heure des repas du soir et petits déjeuners et commandons
les paniers "pique nique" du lendemain; Ainsi nous allons pouvoir passer cette
première journée l'esprit tranquille!
Il fait très beau et même chaud, c'est une chance!!!
Au cœur de la Vallée de l’Ubaye et au pied du Col de la Bonette/Restefond,
route la plus haute d’Europe, Jausiers, bourg d’une grande authenticité, a
une situation privilégiée.
Son église du XVIIème siècle, classée monument historique, ses belles villas
et son musée sont, parmi d’autres, le témoignage de son patrimoine historique
et culturel.
Côté nature, les paysages sont de toute beauté, côté ville, plus d'une attraction
architecturale émerveillera les visiteurs.
Malgré sa petite taille 1000h, et son isolement paisible, Jausiers et sa grande
soeur Barcelonette ont un héritage culturel international extraordinaire,
avec un lien très unique avec le Mexique !
Connue pour ses villas à l'architecture bien particulière, Jausiers a subi
des influences latines. Pour comprendre leur origine, il faut remonter à
1805,lorsque Jacques Arnaud, un habitant de Jausiers, partit en Louisiane
où il fonda Arnaudville. Seize ans plus tard, en 1821, il émigre au Mexique
avec ses deux frères.
Trois de leurs anciens employés de Jausiers les ont suivis pour faire fortune.
Leur succès et leur retour au pays en 1845, provoquèrent le départ des jeunes
hommes de la vallée en quête d'une vie meilleure.
Beaucoup réussirent de manière spectaculaire dans le secteur du textile et
de la banque et rentrèrent au pays construire villas et tombes, signes
ostentatoires de leur réussite sociale.
Une cinquantaine de maisons entourées de jardins et de parcs ont été
construites entre 1880 et 1930.
Elles restent, à Barcelonnette et à Jausiers, les témoins de cette épopée.
Ces villas sont maintenant intégrées aux divers quartiers qui se sont développés.
Le Plan d'eau de Siguret à Jausiers est aménagé à proximité du village,
il invite au jeu et à la détente dans un cadre magnifique.
Et justement c'est là que je vais mener le groupe pour le pique nique de midi!.
Des aires aménagées autour du lac, j'en suis sûre vont plaire...
L'endroit est beau, agréable et confortable, après la route du matin cette
pause détente est bien appréciée!
On s'installe sur plusieurs tables et comme chaque fois, on tourne
en rond avant de trouver sa place...
Nous voici posés, dégustant un léger pastis....
Sur les tables c'est le grand déballage!
Et voici Gilbert et Claudie....nous les avons retrouvés!!
Francis et Christiane et leurs amis René et Françoise dite "Pilu"...
Les cousins sont ensemble, il faut dire que cette année nous avons peu
vu Hélène et Jean Claude....mais ils avaient un bon motif qui je crois ne
sera plus d'actualité à la rentrée, aussi je les attends aux prochaines randos..
Marie Thérèse et Roger fidèles à nos WE depuis qu'ils ont commencé,
souvent me mènent en voiture mais on a un problème avec ce GPS qui plait
tant à Roger et qui nous fait nous égarer... quant à Michèle, pour ce WE,
elle ne sait pas où elle a mis les pieds!! On en reparlera.
Pierre, Monsieur GPS et Danièle, face à Marc, sont en petit
comité et croquent la pomme..
Après le repas nous devons rejoindre le pied du Fort de Tournoux
qui est à une dizaine de km, où notre guide nous attend pour la visite.
Le fort de Tournoux s'étale sur 400 mètres de dénivelé entre 1290 et 1490 m
d'altitude, accroché au flanc de la montagne tel un nid d'aigle, surplombant
La Condamine-Châtelard. Il se décompose en 3 forts reliés et disposés
verticalement, plus une caserne au pied de la falaise.
Une partie du dispositif est creusée dans la montagne, tel l'escalier allant de la
base jusqu'au fort haut (qu'on peut deviner grâce aux trous d'aération dans la
falaise). Le programme de construction ne fut jamais achevé, mais le fort fut
renforcé en 1880 par la batterie des Caures et le fortin de Serre-de Laut en 1890.
Surnommé le "Versailles militaire du XIXe siècle", comparé à une muraille
de Chine miniature ou à une lamaserie tibétaine, ce fort constitue le noyau
du dispositif stratégique de la vallée de l'Ubaye.
Accroché à un éperon rocheux au-dessus de Condamine-Chatelard, dominant
la rive droite de l'Ubaye, l'ouvrage le plus impressionnant de la vallée de
l'Ubaye s'étend sur plusieurs niveaux. Dès 1709, les Français installent sur les
rochers de Tournoux un camp retranché destiné à combattre les Savoyards et
les Piémontais. La construction de l'ouvrage est décidée en 1837 par le général
Haxo, directeur des fortifications sous la monarchie de Juillet.
Les travaux débutent en 1843 pour s'achever en 1866, et nécessitent le concours
de 1 500 ouvriers.
Notre guide est arrivé, il nous présente le Fort et la visite
Un guide très intéressant qui fait l'unanimité.
Pour arriver au Fort il faut monter par un chemin au soleil
aussi chaque fois qu'il y a un peu d'ombre le guide nous fait
arrêter pour nous donner les explications....
Le chemin est bordé de cytises...
Plus on monte plus le fort donne l'air de se rapprocher....
Le but du système de défense était de contrôler le débouché du vallon
de Larche menant à la frontière, et ainsi de bloquer grâce à sa puissance
de feu une éventuelle armée italienne. D'autant plus que le fort surplombe
le carrefour où la route d'Italie bifurque vers le Nord pour rejoindre
le Queyras et l'Embrunais, et vers le sud vers Jausiers.
On monte en plein soleil et il fait très chaud, la pente est douce,
mais la montée en lacets donne l'impression que ça ne finit jamais...
En avril 1945, le fort constitue la base française des troupes qui reprennent
les ouvrages de Saint-Ours et de Roche-la-Croix aux Allemands. Le fort sert
de dépôt de munitions jusqu'en 1987.
Disposé en escalier sur une arête, le fort de Tournoux est composé d'un fort
supérieur et d'un fort moyen, reliés par une route sinueuse. Le fort supérieur
est doté d'un bâtiment de forme carrée, et dispose d'un tunnel conduisant à
une double caponnière. L'escarpe est dotée de casemates voûtées.
Au cours d'une des pauses explicatives....
Une tour de guet
L'accès au fort moyen se fait par une porte d'entrée fortifiée dotée d'un
pont en bois. Il est composé d'un pavillon d'officiers et d'une caserne assis
sur le terre-plein des bastions, et se distingue par ses chambrées desservies
par de longues coursives métalliques fixées à la roche. Des locaux troglodytes
à vocation logistique sont aménagés à l'intérieur de cavernes creusées.
Le fort moyen est complété par une batterie casematée en 1934.
Surnommé le "Versailles militaire du XIXe siècle", souvent comparé à une
muraille de Chine miniature ou à une lamaserie tibétaine, cet ensemble
majestueux accroché à la pente abrupte constitue dès le milieu du XIXe siècle
le noyau du dispositif stratégique de la vallée de l'Ubaye
Ce fort ne fait pas partie de la ligne Maginot, mais le plateau de Tournoux
a été depuis toujours une position stratégique.
Dès 1709, le maréchal de Berwick reçoit quelques crédits et aménage des
retranchements, achève la construction de redoutes, élargit et améliore
routes et chemins.
La population est fortement mise à contribution et les réquisitions pleuvent:
main d'oeuvre sur les chantiers, matériaux, bois, vivres, fourrage, hébergement
etc. Sur le site campent jusqu'à 16 bataillons.
Le camp de Tournoux est utilisé dès 1744 à l'occasion de la guerre de succession
d'Autriche.
Jusqu'à la Révolution, le plateau de Tournoux fera parler de lui. Une polémique
s'engage: est-t-il nécessaire d'élever un fort à Tournoux compte tenu des frais
engagés pour construire Montdauphin? D'autre part si on fait d'importants
travaux à Tournoux, la route de la vallée au niveau du Lauzet doit être améliorée
mais elle deviendra alors une voie d'invasion facile.
Le déclenchement de la Révolution s'il étouffe les polémiques, remet Tournoux
à l'ordre du jour et en 1792 le général Kellerman y fait stationner 10 bataillons.
La salle de bains...........
D'un côté la roche, de l'autre les constructions du fort.
En 1865 on peut considérer le fort comme à peu près terminé; mais la
facture est lourde, 1.500.000 francs avaient été alloués et en 1864 les
dépenses se chiffraient à 2.760.000 francs alors qu'il manquait encore
150.000 francs pour terminer le fort en 1865!
En 1873 le fort reçoit ses premiers occupants, qui délaissent les lieux en hiver.
Jusqu'en décembre 1887 se succèdent différentes unités.
Les progrès de l'artillerie sont importants; on décide de construire de 1879 à
1883 2 lignes de batteries au clos des Caurres à 1750 m d'altitude.
Simultanément de 1880 à 1885 est entreprise la construction de la batterie
détachée de Vallon Claous (face à St Paul). Cette batterie (2 positions de 3 pièces)
comprend une casemate logement pour 48 hommes, un casernement extérieur
de 75 hommes, une poudrière sous roc, des magasins et locaux divers.
Au dessus de la batterie entre 2130 m et 2276 m d'altitude, 4 tours crénelées
sont construites. Tous ces bâtiments sont aujourd'hui propriété privée .
Durant la Première Guerre mondiale, il servit à emprisonner des officiers allemands.
Dans les années 1930, la puissance de feu de l'artillerie ayant progressé, le fort de
Tournoux fut doublé par les fortifications en béton armée semi-enterrées de
Roche-la-Croix et de Viraysse, sur la commune de Meyronnes, faisant partie de
la ligne Maginot des Alpes.
Le fort tira ses premiers coup de feu en situation réelle en juin 1940 face à
l'offensive de l'Italie de Mussolini et résista victorieusement.
Mais il fut occupé en 1943 par les Allemands, puis libéré en 1945.
Il resta occupé par l'armée française jusqu'en 1948, puis devint un simple dépôt
de munitions jusqu'en 1987, et est démilitarisé depuis. Depuis cette date,
l'association ubayenne "Fortifications de l'Ubaye" l'entretient et le fait visiter.
Le fort est composé d'un pavillon d'officiers et d'une caserne assis sur le
terre-plein des bastions, et se distingue par ses chambrées desservies par
de longues coursives métalliques fixées à la roche. Des locaux troglodytes
à vocation logistique sont aménagés à l'intérieur de cavernes creusées.
l'accès se fait par une succession de marches taillées dans la pierre.
Ils s’étagent sur un peu plus de 600m de dénivelé avec régularité et
constituent un exemple typique et saisissant de l’architecture militaire alpine.
Avec nos lampes on traverse ces coursives troglodytes...
ce n'est pas toujours facile!
Barbelés, vestiges de l'occupation du fort
Jausiers comporte de nombreuses demeures dites "mexicaines", construites
entre 1880 et 1930. C'est Barcelonnette qui en comporte le plus grand nombre,
mais la plus extraordinaire est située à Jausiers, avec le château des Magnans.
Le château rappelle le plus célèbre château d'Allemagne, le château de
Neuschwanstein construit au 19° siècle par Louis II de Bavière, un château
dont s'est inspiré Walt Disney pour "La belle au bois dormant".
De nombreuses autres demeures sont construites aux abords du village :
la villa Manon, la villa Javelly, la villa Morélia, les Charmettes, la villa
Campecina, la villa Laugier,...
Cest une des vues sur l'Ubaye, que l'on a du fort moyen...
17h30, Fin de la visite, nous retournons à l'hôtel.
Après douches et repos, rendez-vous à 19h dans le jardin
des appartements où logent 4 couples de notre groupe.
comme chaque fois que nous partons en WE, Michèle et
moi préparons le planteur soit 8 litres....
Les occupants des appartements ayant des frigos tout est
stocké chez eux et lorsqu'ils sont prêts commencent à
préparer, ce qui est sympa!
19h, tout le monde arrive et nous pouvons passer
aux choses sérieuses...personne ne se fait prier!
L'endroit est agréable et surtout nous ne dérangeons personne...
car à 35, il faut dire que nous sommes un peu bruyants!
En plus du planteur j'ai préparé une potion magique...
une bouteille de ti-punch"...J'invite les plus costauds à goûter,
il faut savoir qu'il n'y a que du rhum, du citron, du sucre de
canne et deux maracudjas macérés dans la préparation afin
d'adoucir...mais cela reste fort! La bouteille sur les 3 soirs,
s'est malgré tout vidée..
Les "planteurs" aussi descendent bien...c'est pour cela
qu'il faut les 8 bouteilles pour le WE!
Nous passons une heure au soleil à boire, à papoter
c'est notre moment convivial de la journée...
Dominique s'est mis à ma hauteur....
L'apéro terminé nous nous dirigeons vers le restaurant
de l'hôtel où un bon repas nous attend.
Les appartements des 4 couples et le jardin de notre apéro...
Cette première journée s'achève...tout s'est bien passé,
nous avons fait le programme tel qu'il était prévu, le temps
a été très beau, ce WE commence très bien. Je mettrai les
autres jours sur le blog avant de partir si je le peux!
Merci aux photographes qui m'on fait parvenir leurs photos,
Dominique, Jean Claude, Francis, René etc...
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