Encore un bon lundi chaud qui nous emmène à l'Aqueduc de Roquefavour ,près de Ventabren, pour une nouvelle rando.
Ce sont les vacances et le jour de Rando de l'UNAPEI.
29 adhérents ont répondu à l'appel; encadrés par Gérard Gilbert et Marie,ils vont s'élancer pour une jolie boucle de 12,400 et 284m de déniv.
Pour nous mettre en jambe, après être passé sous la voie ferrée, une première "petite" côte" raide et caillouteuse vite avalée pour atteindre le Canal de Marseille.
Nous sommes à la hauteur du canal qui passe au sommet de l' Aqueduc de Roquefavour.
Donc à près de 83m !
photo:tourisme-marseille.com
L’aqueduc de Roquefavour, le plus haut aqueduc en pierre du monde, inspiré du pont du Gard romain mais près de deux fois plus haut que ce dernier !
L'aqueduc de Roquefavour est impressionnant par sa hauteur de 83 mètres et ses 375 mètres de long (contre 47 mètres de haut et 266 mètres de long pour le pont du Gard), l'édifice permet de faire transiter l'eau de la Durance vers Marseille.
Construit entre 1842 et 1847 par l'ingénieur Suisse Franz Mayor de Montricher, à la demande de Maximin de Consolat, maire de Marseille, il avait pour but d'alimenter la ville en eau afin de résister aux sécheresses.
Il sauva ainsi les habitants de Marseille du choléra.
Il y a 15 jours nous étions à la Roque d'Antheron où nous avons déjà croisé le Canal, vous y reporter pour plus d'infos.
Près de 5 000 ouvriers dont 300 tailleurs de pierre ont participé à cette construction composée de trois étages.
Aujourd'hui cette incroyable structure de trois rangs d'arcades est toujours en activité.
Le Canal est ponctué d'ouvrages dont 2 barrages, 84 souterrains et 17 aqueducs.
Nous poursuivons plein sud sur le plateau en direction du Collet Redon.
La marche est plaisante et sans difficulté, entrecoupée "d’arrêts techniques", où comme toujours, les échanges sont nombreux.
Nous dépassons le domaine de Meynes qui est une ancienne propriété agricole
Le Collet Redon et sa forme caractéristique approche (colline ronde en provençal) hauteur 254m.
Les pistes sont larges, et le chemin offre de beaux points de vue vers l'Etang de Berre.
Les "Erica" ou bruyères sont magnifiques.
L'heure de la pause approche et c'est à l'ombre des pins que nous allons nous poser.
Arrive l'heure des desserts! et là encore une fois nos cuisinières et cuisiniers ont forcé leur talent!
Violette et ses muffins à la pomme dont vous aurez bientôt la recette
Appréciez la dextérité de Jo Corso pour le dessin de ses gaufrettes! Du grand art!
Et le gâteau à l'amande inratable de Simone: un monument du Lundi!
Pauline et son chocolat et "son café" inimitable que le Patron affectionne tant!
L'ambiance est détendue, on est bien ensemble, et on profite du bon moment!
Quelques facétieux compères me "reprochent" d'avoir des "préférences" pour mes photos!!
Alors, pas de jaloux aujourd'hui!
Mais ce n’était que pour m’embêter bien sûr! comme tous les lundis!
Bon ce n'est pas tout de rigoler, mais il faut faire les 6 derniers kilomètres!
Le sentier contourne ensuite, par le Nord, les Gorges de Madame, puis le domaine de Meynes (vu ce matin).
Nous apercevons enfin l'Aqueduc ,toujours aussi majestueux avec en toile de fond la Sainte Victoire.
Impressionnant!
Nous rejoignons le sentier qui traverse le canal et nous ramène au lieu de stationnement sur la D65.
En descendant sur le sentier rocailleux qui nécessite une grande attention sur nos pieds, nous avons été plusieurs à être interpellés par de très nombreuses pierres avec un trou bien rond...mais qu'est ce donc...de quoi se faire un collier des cavernes, un entrainement à la chignole...un fossile?
Après quelques recherches j'ai trouvé que c'était des Hagstone ou "pierres de sorcière".
Les hagstones sont des pierres entièrement percées d’un trou, et que l’on trouve habituellement dans les ruisseaux et les rivières, ou au bord de la mer, où l’eau courante a créé le trou dans la pierre.
En effet, le fleuve "L'Arc" n'est pas loin.
L'origine "magique ou surnaturelle"de ces pierres(traversées par l'eau),leur a, dans les Temps anciens conféré des pouvoirs de protection contre les mauvais esprits.
Les hagstones sont aussi appelées Pierres Saintes, Pierres Trouées, Pierres à Souhaits, Pierres à Cauchemars et Pierres Sorcières.
Encore une belle randonnée très sympathique de 12,4kms et 284m de déniv,qui nous a tous ravi.
Cette randonnée est une extension de la Randonnée que nous avons faites le lundi 03 10 2022, mais avec beaucoup de kilomètres, c'est une "tonique"!
18kms et 358 m de dénivelé, mené par Patrick.
Aucun des 6 participants n'a raté le parking cette fois-ci!😂
Après la petite montée commune aux deux randos, Patrick, Françoise G,MoniqueB, ,Charly,Dominique B et René, empruntent un sentier vers la droite pour une belle boucle de plusieurs kilomètres qui les ramènera à la même bifurcation.
Le paysage est moins sauvage, il y a des propriétés ;dans l'une d'elles une borie.
et l’ange ‘’Boufarèu’’ sur un mur de clôture.
Le chemin va nous mener encore une fois en face de l'ancien déversoir de Ponserot.
Bassin de décantation des eaux du Canal de Marseille, il fut construit en 1848, ce déversoir d'une surface modeste de 15 700 m2 permettait de stocker, pour la faire décanter, 100 000 m3 d'eau.
Ce sont les rochers qui formaient ses parois naturelles.
En 1885, un accident survient et interrompt le fonctionnement : le mur construit au centre du bassin qui le divisait en deux parties, se rompt sous la pression des eaux.
Le bassin de Ponserot est alors définitivement abandonné...
Nous trouvons notre "salle à manger" pour prendre notre pause déjeuner.
Nous reprenons notre randonnée en faisant une "petite virgule" vers les vestiges du château médieval de JANSON (aperçu lors de la randonnée du Lundi)
photo Patrick Bianchi
mais la végétation est trop dense et on ne peut apercevoir qu’un pan de mur ou une tour comme vestige.
La nature reprend ses droits...
On découvre la fin de l’étang de Saint Estève de Janson
Puis une fenêtre ouverte sur une plage paradisiaque!
Heureux hasard des randonnées...
Nous retrouvons ensuite le canal de Marseille mais contrairement au 3 octobre, il est vide!
C'est assez impressionnant ! de mémoire de randonneur, pas fréquemment vu!
C'est le grand nettoyage automnal.
Tous les deux ans, pendant trois jours, le bassin décanteur d'eau de Saint-Christophe(contenance :2 millions de m3 d'eau, comme celle du Vieux-Port), est débarrassé de ses 15 000 tonnes de limons transportés depuis le barrage de Serre-Ponçon par la Durance.
Le limon delayé par l'eau est renvoyé d'abord vers le Canal EDF puis vers le fleuve.
Bon timing Patrick!
Canal le 20 octobre
Le Canal le 3 Octobre.
La pente de mise à l’eau
A notre arrivée sur le Bassin de Saint Christophe, là où de jolis petits canards s'ébrouaient, et bien ils sont partis!
Une forte odeur de limon s'en dégage; mais le spectacle est surprenant! pouvoir ainsi voir le fond du bassin et ses "cavaliers".
Je vous mets encore une petite vidéo sur le bassin et son délimonage, pour les curieux.
En images : les opérations de délimonage du bassin de Saint-Christophe, un ouvrage situé sur le parcours du canal de Marseille, entre Rognes et la Roque d'Anthéron. Le "délimonage" consiste à...
Nous ne nous éternisons pas et reprenons nos véhicules, contents de notre belle marche de 18kms qui s'est déroulée dans un bon esprit et une belle ambiance conviviale, avec en prime le délimonage du bassin!
Merci aux participants et à Patrick pour cette "nouveauté".
Photos:Patrick
Compte rendu Gisèle à partir des notes de Patrick.
Encore une petite vidéo de 8mns sur l'eau à Marseille, car elle est très souvent au centre de nos randos.
Présenté au musée d'Histoire de Marseille, ce film animé retrace en 8 minutes la construction, au 19ème siècle, de cet ouvrage majeur qui achemine l'eau de la Durance. - Ecrit et réalisé pa...
Ce lundi 17 octobre 2022, il fait beau, aucune pluie est annoncée.
Nous sommes 26 personnes à nous élancer du parking de La Barasse dans le parc national des Calanques,devant les fours à chaux industriels de la Société Péchiney, encadrés par Gilbert et Jo , pour une boucle de 9.3kms et 300m de dénivelé.
"Bref" retour sur l’histoire du site:
Marseille a toujours été le centre d’un produit phare de la 2è industrialisation : l’alumine, matière première de l’aluminium.
L'alumine est obtenue à partir du minerai de bauxite et celui-ci, qui doit son nom à son identification par le chimiste Berthier en 1822 aux Baux-de-Provence, est particulièrement abondant dans le Var provençal.
En 1914, les 300 000 tonnes de bauxite extraites en Provence représentent les trois-quarts de la production mondiale.
Au début du XXe et jusqu'en 1939, la France était le premier producteur mondial de bauxite, d'alumine et d'aluminium.
Cette activité autour des sites de La Barasse, de St Louis les Aygalades et de Gardanne, a été un grand pôle d'emplois dans la région, pour traiter les 5% de bauxite venant des B-du R.et les 77% venant du Var.
Aujourd'hui les plus grands gisements se situent à l'étranger notamment en Australie, en Guinée, aux Etats-Unis et au Brésil.
En 1899, la Société d’Électrochimie, fondée par Henry Gall (grand industriel français de la chimie et de la métallurgie 1862-1930), est installée à La Barasse et y démarre dès 1908 le traitement de l’alumine.
C'est au pied du Vallon qu'avec un nouveau procédé (nommé "Bayer" et mis au point à Gardanne, usine entrée en fonctionnement en 1894), qu'est lancé la production.
Ce nouveau procédé innovant,supplantant les autres, reste à ce jour, toujours utilisé par les producteurs dans le monde.
Gardanne en est la plus ancienne unité du globe.
Les deux guerres mondiales et l'épuisement de certaines veines ont mis un frein à la production.
En 1988, le groupe d’électrochimie Péchiney-Ugine-Kuhlmann, propriétaire du site, décide d'en arrêter l'exploitation pour cause de rentabilité moindre et de difficultés liées à sa présence en milieu urbain(notamment gestion des "boues rouges"...)
Il ne reste aujourd’hui que les vestiges des fours à chaux.
Source:Internet
photo: tourisme-marseille.com
photo Gérard
Nous passons devant le champ de tir qui est bien tranquille et silencieux puis franchissons la barrière DFCI.
Nous abordons une belle côte, quand nous sommes surpris par des engins de chantier qui en fait, nous ouvrent une voie très élargie par un bulldozer, une niveleuse et un rouleau tous les trois munis de gros pneus de plus de 1,50 m de diamètre.
Nous poursuivons sur la piste
et notre petit chemin quitte le chantier et nous faisant passer parmi des plantes bien hautes et piquantes comme les kermès et les ulex portant des piques de 2 à 3 cm de long.
Nous côtoyons avec plaisir de très belles bruyères ("erica" )bien serrées parfois.
Nous traverserons plusieurs fois le cours du ruisseau des Eaux-Vives mais il n'en a que l'appellation car aujourd'hui, il est bien sec.
Deux grands sapins s’approchent et nous annoncent que « la table est proche » .
Oui, juste après ces pierres "bizarres".
Un panneau nous indique « Eaux Vives »(ou Eaux Vides malheureusement!), et nous nous étalons tous autour pour cette pause bienvenue.
Après cette récupération d’une heure, nous reprenons par une petite montée légère qui nous permettra d' accéder à un vaste panorama très bien dégagé vers le Nord.
La vue sur le Garlaban est très dégagée.
Après un petit moment sur la crête, nous commençons à descendre par un petit chemin agréable et tranquille qui va après de beaux blocs de roche (franchis avec souplesse et prudence) s’agrandir au fur et à mesure en se transformant en piste.
Ensuite, la descente est tranquille sur le chemin large et reposant.
Nous retrouvons les engins qu’on avait laissés à l'aller qui avaient poursuivi leur travaux d' élargissement.
Cette entreprise missionnée par les Eaux et Forêts continuera demain ailleurs sur d’autres chemins.
Après être repassés devant le champ de tir, nous retrouvons nos voitures (intactes) satisfaits de cette belle balade.
9.3kms et 300m de dénivelé.
Un grand merci à nos animateurs, Gilbert et Jo.
Photos Francis et Gérard, texte principal Gilbert (et un peu Gisèle).
Malgré la grisaille de ce matin d'octobre, la cinquantaine d'adhérents de Pas et Repas s'est gaiement retrouvée devant l'Institution des Invalides de la Légion Étrangère à Puyloubier pour partager un grand moment de convivialité et de bonne chère.
Au programme, une nouvelle rando (menée par Gérard et Patrick)de 8kms vers Pourrières, pour nous ouvrir l'appétit, de 10h à 12h30.
Pendant ce temps les Cuistots -Jo,Jacques, Daniel, JeanPaul-et leur équipe de soutien sont à la préparation de la braise et de la table.
Il est plus de 10h, et nous sommes prêts à partir!
Je vous renvoie aux 10 derniers compte-rendus sur cette manifestation sur le Blog pour éviter une certaine "redite".
Brièvement,
inauguré en 1954, l'IILE (Institut des Invalides de La Légion Étrangère) qui est bien plus qu'une simple maison de retraite pour anciens légionnaires, nous ouvre encore une fois ses portes et son parc,(nous y venons assez régulièrement depuis 2011).
Un endroit qui existe depuis maintenant soixante ans huit ans, niché sous le contrefort sud de la montagne Sainte Victoire, en plein soleil.
Ce domaine viticole de 240h qui porte le nom du capitaine Danjou, héros de la bataille de Camerone (Mexique, 30 avril 1863), un fait d’arme devenu la fête majeure de la Légion depuis 1931, n’a nul autre pareil sur la planète.
Ici sont accueillis les anciens légionnaires solitaires et meurtris par l’existence, malades ou handicapés qui se tournent vers ce havre de paix.
Ils y trouvent un lieu où se ressourcer pour rebondir par le biais d’activités encadrées(reliure, céramique,activité viticole,élévage, miellerie).
Un petit éden qui deviendra aussi pour ces pensionnaires singuliers, souvent « blessés de la vie », leur dernière demeure.
Nous leur faisons volontiers à chaque visite un don au profit de l'ILLE.
Nous voilà partis pour une bouclette à travers les vignes; le temps est grisou, mais l'humeur est bonne, la "parlotte" est intense!
si bien que l'astre solaire a décidé de s'inviter à la conversation, à notre plus grand plaisir!
Le passage dans le département du Var est assez délicat, car la queue leu à du mal prendre...il faut que les anims et les serre-files s'éclaircissent la voix...
Ils vont avoir encore plus soif en arrivant mais nous avons prévu...
Nous voilà à Pourrières, il est temps de se désaltérer, mais d'abord avec de l'eau!
"Pourrières" quel drôle de nom!
Le site de "provence verte" nous dit que
"En 102 av JC une importante bataille a eu lieu sur la voie Aurélienne proche du village. Elle opposait les armées romaines aux peuples barbares, les Ambrons et les Teutons.
Cette bataille, remportée par le général Caïus Marius fit de nombreuses victimes. Le nom de Pourrières viendrait de " champs pourris " (campi putridi), en raison de l'abondance de victimes tombées au combat.
Un monument rappelant cette page de l'histoire est érigé dans la plaine".
Mais il se peut que cela vienne de "porri" poireaux culture importante dans la localité ou bien tout simplement du caractère perché du village "podium reriis". Allez savoir!
Encore quelques petits kilomètres entre garrigue et vignes, sous les contreforts de la Belle Sainte Victoire et nous serons rendus, d'autant qu'il est déjà 12h30!
Dans la pinède se dresse la stèle d'un des légionnaires,le Brigadier Chef C/C KOPANCZYK, pensionnaire à l’institution, ancien des 1er et 2eme REC, ayant combattu en Indochine et en Algérie,chevalier de la légion d'honneur militaire.
Engagé sur le feu avec les sapeurs et d'autres militaires lorsqu’il s’était retrouvé entouré des flammes dans l’incendie qui ravagea la Sainte-Victoire en 1989.
"Passant, souviens toi..."
Nous voilà rendus!
Quel accueil!
Tout le monde trouve à se caser autour de la belle table de près de 30m, pendant que la saucisse pour l'apéro finit de cuire.
Il fait bien soif, et l'ambiance monte vite.
Le soleil est de la partie, profitons!
En cette journée traditionnelle de Pas et Repas, comment ne pas avoir une douce pensée pour deux participants incontournables les années précédentes qui s'en sont partis (mais qui "étaient" avec nous aujourd'hui): André et Michel.
Un grand merci à toutes et tous pour avoir fait de cette journée, un bon moment de rires, de partage et de convivialité.
Mention spéciale à la Fine Équipe des Repas, qui comme d'habitude a bien assuré.
N'oublions nos petites fourmis besogneuses du Bureau (contact avec la Légion, gestion des inscriptions, des paiements, des rendez vous):
Mireille, Monique, Nicole et Chantal. Merci.
Et nos accompagnateurs du jour, Gérard et Patrick.
Pour cette journée de reprise des randos toniques, Patrick nous a concocté une jolie boucle à partir du Parc départemental de Pichauris qui nous emmènera vers le Mont du Marseillais et retour par la Cride(bas de Peypin) pour 15kms et 477m de dénivelé.
Il fait encore une belle journée ensoleillée d'automne et nous sommes 11 au départ: Michèle et Gilbert, Françoise et René, Geneviève et Dominique, Cathy et Thierry(nouveau adhérent), Régine, Patrick et Gisèle.
Après une petite bouclette de chauffe par un mauvais chemin,
( c'est une "rando reco" nous dit Patrick), nous nous retrouvons dans le bon sens et abordons tranquillement notre chemin en contournant le Collet Redon par la droite et récupérons le GR de Pays Sentier Provence Mines Energies pour un petit moment.
Patrick a opté pour un parcours tonique donc nous quittons le GRP par un joli sentier pour atteindre la piste au pied du Mont du Marseillais par une belle et sympathique montée!
Mais, à l’arrivée... que la vue est belle! Nos efforts sont récompensés!
Allez on profite de ce beau panorama pour notre photo en pensant à notre Gégé.
Nous sommes juste en dessous du relais du Mont du Marseillais et nous abordons la descente à la recherche d'un endroit propice pour notre pique-nique.
Un bosquet d'arbres nous tend les bras...et nous nous pausons à l'ombre car il fait chaud.
En rando Tonique, le maitre mot, c'est : "on ne s’éternise pas"...les pauses pipi sont...bizarrement inexistantes, les pauses boissons réduites à leurs minimum pour ceux qui n'ont pas la gourde dans le dos, pas d'apéritif, pas de gâteau...(heureusement qu'il y a LES LUNDIS et Gilbert avec ses Bonbons des Vosges), mais bon, il y a plus de kilomètres à faire, et de beaux panoramas à admirer.
Et nous sommes un certain nombre à signer régulièrement, donc c'est que nous apprécions!
Allez, c'est pas tout mais il nous reste encore...quelques kilomètres, environ 7!
Le rythme n'est pas forcené, puisque l'on prend le temps de blaguer, de cueillir du thym, des fleurs...et moi je prends des photos.
Le retour s'effectue par une belle piste qui monte et qui descend, au soleil ,à l'ombre , vers la Cride, puis vers le Collet Redon.
En cette belle journée d'automne, nous sommes 32 à rejoindre le double parking du bassin de St Christophe-La Roque d'Antheron (comme bien signalé par Gérard).
Parking pourtant "évident" mais l'attention des premiers conducteurs arrivés (après beaucoup de temps perdus dans les embouteillages du lundi), ayant été captivés par les canards et la belle perspective, il a été bien sûr "dépassé"!
Gérard, un de nos animateurs du jour, nous a "rappelé à l'ordre", ça sert à quoi qu'il se "décarcasse" à décrire le rendez vous :"900m après l'intersection"!!!
Je mets son coup d'humeur sur le temps de parcours très inhabituellement long!! et le fait que cette randonnée soit une première pour Pas et Repas!
Sacré Gégé! Promis prochaine fois, on ne le ratera pas!
Randonnée de 11,82 kms et 128m de déniv.
Michèle, Gilbert et Gérard, nos anims du jour, après avoir compté leurs ouailles, nous emmenent sur la première et unique difficulté du jour, la montée le long du Vallon du Ru(à sec).
Après un bon kilomètre,on enlève les premières couches et nous poursuivons sur un joli sentier qui serpente le long d'un vallon qui nous mènera vers l'ancien Deversoir Ponserot (construit en 1849 par Mayor de Montricher) pour arriver juste après aux abords du Canal de Marseille.
Le Deversoir Ponserot ou bassin de décantation(aujourd'hui à l'abandon) est un des nombreux ouvrages élaborés par Franz Mayor de Montricher dans la construction du Canal de Marseille(1838-1848).
La Provence et Marseille ont connu de nombreuses difficultés par le manque d'eau (sécheresse et maladies, trois épidémies de choléra en 2 ans), et c'est le maire Maxime Consolat qui fit appel en 1834 à un jeune architecte suisse aux idées innovantes, d'amener l'eau à Marseille.
De 1838 à 1848, sur près de 80kms ( à partir de St Estève Janson et de la Durance),52 souterrains, totalisant 17 kilomètres, 18 ponts aqueducs à plusieurs arches et 220 ouvrages d’art (dont le fameux de Roquefavour que nous verrons prochainement), des milliers d'ouvriers se mobilisent pour ce chantier salvateur.
Au loin, le Lubéron et le majestueux Mont Ventoux(1910m).Non ce n'est pas la neige, ce sont les pierres si caractéristique du sommet.
Nous poursuivons sur les berges du Canal, et à l'approche d'une barrière,Gégé est implacable!
On ne passe pas du côté du canal!, du reste Patrick nous empêchait tout bonnement de passer, attention nos anims n'ont pas pris le maillot!
Randonnée sans difficulté et très agréable, la menthe poivrée flatte nos narines, , nous allons bon train,et nous nous approchons de l'usine hydroélectrique sur la Durance de Saint Esteve- Janson.
C'est à la hauteur de l'usine que nous allons devoir traverser la départementale et le Canal EDF.
Depuis 1966, le canal EDF permet de dériver une partie des eaux de la Durance, sur 250km depuis le barrage de Serre-Ponçon jusqu’à l’Étang de Berre. Le long de ce canal EDF, 15 centrales hydroélectriques turbinent successivementl’eau pour la transformer en électricité. Outre la production d’électricité, il achemine l’eau sur le territoire, pour les besoins en eau potable (1,5 million de clients), industrielle et agricole (irrigation de 150 000 hectares de terre)
Cette usine St Esteve Janson est de 1963.
En farfouillant sur le web,j'ai pu lire que , c'est lors des travaux d’aménagement du canal et de la Centrale hydro-électrique, que fut découvert un gisement d’ossements de Dinosaures et autres Reptiles de la fin de l’Ère Secondaire (environ 70 millions d’années) et qui fut, pendant plusieurs années, le plus important gisement français de cette époque, avant d’être détrôné par un site encore plus riche en Languedoc, situé à Mèze.
Nos animateurs organisent consciencieusement la traversée de la D561, par paquets de 10, en "râteau" et sous "ordre" net, bref et précis.
Il est vrai que ça roule bien plus vite que les 80km/h.
Mais tout se passe très bien,nous sommes à l'écoute des consignes de sécurité.
Nous atteignons la Durance, avec le département du Vaucluse en face, le long des berges sablonneuses et fleuries.
Tiens Marc n'a pas encore demandé l'heure!
C'est en poursuivant que nos animateurs nous mènent près d'un étang où nous allons partager le picnic avec nos collègues et avec les petits moustiques.
Paix, sérénité et piqûres!
À notre droite, se dresse dans la végétation, les ruines du Château Janson qui depuis le Moyen Age contrôlait les voies de passage et gués d'une rive à l'autre.
Mais la Nature a repris ses droits et nous n'envisageons pas de nous en approcher, ce ne sont que des ruines.
Bon appétit!
Nous repartons en continuant le long de la Durance;le sol est limoneux, parfois couvert de galets, ceux qu’a laissé la Durance, à l’époque de ses crues dévastatrices.
La piste plate est agréable et fleurie (photo d'Asters).
Nous arrivons au Pont de Cadenet.
Les piliers de l’ancien pont suspendu (1838) sont encore visibles, l’un des nombreux ponts du genre construits sur la Durance.
La Durance est une rivière alpine en pays méditerranéen et avant sa régulation avec la mise en service dubarrage de Serre-Ponçonen 1961 , elle a connu de nombreuses crues dévastatrices et des difficultés d'enjambement.
De nombreux ponts jalonnent son parcours, aujourd'hui remplacés par des structures modernes.
Quand nous prenons la route des Alpes combien en voyons nous?
Ne serait ce que celui de Mirabeau, dont là aussi il ne reste que les piles.
Le Pont de Cadenet a lui cédé par la crue millénaledu 3 novembre 1843 qui emporta les ponts suspendus des Mées, Manosque, Mirabeau, Pertuis,Cadenet et Rognonas après 5 jours de déluge.
Le débit de l'eau au pont de Mirabeau excéda 5 500 m³/s.
Par Auteur inconnu — Carte postale ancienne, Domaine public, https://commons.wikimedia.org
C'est après avoir dépassé le déversoir de St Christophe en longeant le Canal EDF
que nous prenons le temps d'une traditionnelle photo de groupe.
Mais... qui est derrière le serre-file? Deux admiratrices complices de ce beau ciel bleu!
Allez une "pénultième" traversée de notre fameuse D561, pour arriver au bassin de décantation de St Christophe.
Imaginé par l’architecte Montrichet, le bassin Saint Christophe est construit après sa mort en 1882. Il est l’une des trois constructions majeures du Canal de Marseille, créé afin de clarifier ses eaux.
D’une superficie de 20 ha, il est considéré à l’époque comme un exemple dans le traitement de décantation des eaux. La particularité de cet ouvrage réside dans la disposition au fond du bassin de buttes parallèles, appelées « cavaliers », facilitant la décantation et le dévasement.
La seconde particularité est le dispositif chargé de maintenir le niveau du bassin constant et ce, malgré l’afflux des eaux suite aux orages.
Sa capacité représente deux fois le volume d’eau du Vieux Port de Marseille !
Après une dernière traversée de la D561, (oui Annie, on est arrivé), nous sommes à notre parking, ravis de cette belle randonnée de presque 12kms.
À nous les bouchons du retour, mais avec tellement de bonnes sensations dans l'esprit et dans le corps, que nous relativiserons et seront prêts à nous retrouver sur les chemins de randonnée.
Un grand merci à nos animateurs, Gérard, Gilbert et Michèle pour cette belle trouvaille.
Photos: Gérard
et Gisèle
Compte rendu enrichi par le Net (wikipedia,youtube,sites de EDF, Canal de Marseille, Ville de Rognes...)
Pour notre rando de reprise, après un été très long et très chaud, et pour certains une vraie "reprise" d'activités, Patrick nous a concocté un joli circuit "cool" dans la forêt de Gréasque.
Cette rando avait été programmée en Juin 2022, mais annulée à cause de la canicule.
11,5kms et 180m de dénivelé.
Gréasque est un village de 4 200 habitants sur le versant nord de la chaine de l’Etoile, à 15 km au sud d’Aix-en-Pce.
Ce circuit est une balade en forêt au cœur du pays des gueules noires de Provence.
La forêt des Euves (300 ha) fut un haut lieu de l’extraction du charbon durant le 19e siècle.
Nous sommes au cœur du bassin minier de Provence, qui s’étend de Gardanne à Trets et de Rousset à La Destrousse, dont l' histoire industrielle a débuté au 17e siècle (1650) et dont l’apogée s’est située dans les années 50 !
La fermeture définitive des mines de la région date de janvier 2003.
La force de la Nature est telle, que les nombreux vestiges de puits et autres lieux d'extraction et de traitement de la houille, disséminés dans ces bosquets de chênes, sont aujourd'hui noyés dans la verdure.
Nous avons pu voir sur notre chemin le puits Bonaventure.
Aujourd'hui, 44 personnes étaient prêtes pour leur "rentrée"! 6 potentiels adhérents étaient là pour leur rando d'essai sous l’œil de leurs parrains et marraines.
Au départ,le rythme fut délicieusement "lent", permettant les retrouvailles et diffusions des dernières nouvelles et derniers potins de Pas et Repas, mais avant tout de reprendre le "rythme" et les bonnes habitudes!
C'est la reprise pour tout le monde, donc on ne force pas trop sauf que l'heure tourne et que l'on sait que les estomacs vont commencer à réclamer leur dû.
Donc les "chefs" forcent "un peu" le rythme, en cherchant le bon endroit pour pique niquer!
Ça y est ,se présente à nous, une belle place dans les chênes, mi ombre, mi soleil.
Et voilà la troupe qui s'éparpille rapidement, pour renouer avec le "Pique Nique du Lundi"!(qui en tracasse bien plus d'une, avec la sempiternelle ritournelle:"mais que ce que je vais faire à manger?").
Oui, c'est ça aussi les rituels du Lundi, sans oublier, oh non, le partage des desserts! et là Banzaï, ce fut encore un feu d'artifices de sucreries en tout genre!
Quel plaisir de retrouver ces jolis sourires!
Allez, il faut finir la boucle et le retour se fait "tranquille" par des chemins pierreux à travers une alternance de soleil et d'ombre, vers le parcours de santé de la Ville.
On est tellement bien ensemble, que l'équipe d'animateurs a eu un peu de mal à retrouver le "pointillé" de retour sur la carte.
Oui,tout le monde a pris des vacances, c'est la reprise pour tous!
Après, un petit moment de "flottement", grâce à la bonhomie générale du groupe qui patiemment attendait les ordres (et contre-ordres), oui, nous avons retrouvé nos voitures!
Eh oui, tout le monde était content de reprendre la randonnée, de se revoir, de s'égarer ensemble, et de partager un temps physique( plus de 10kms) et de la convivialité.
Les potentiels futurs adhérents ont trouvé le groupe très sympathique, et semblent volontaires pour s'embarquer dans les nouvelles aventures de Pas et Repas Saison 2022-2023.
Nous espérons que vous avez bien profité et que vous serez prêts pour entamer une Nouvelle Saison de Randonnées.
Mais n'oubliez SURTOUT PAS pas de nous faire parvenir votre dossier COMPLET-adhésion et certificat médical- rempli de votre plus belle écriture lisible.
Le bulletin d’adhésion et le certificat médical sont à renvoyer entre le 1er et le 15 septembre,
accompagné de votre règlement, par chèque à l'ordre de PAS ET REPAS, (ou par virement Internet)