Après le gros Mistral de la semaine qui a bien fait descendre les températures, c'est sous un soleil généreux que nous nous sommes retrouvés à 22 sur le Parking du Centre de Loisirs, pour oublier les tracas...et les imprévus de la route qui nous ont un peu retardés.
La commune de Simiane-Collongue, idéalement située entre Aix-en-Provence et Marseille, est blottie dans le creux d'un vallon, au pied du Pilon du roi (711m), sur le versant nord de la Chaîne de l'Étoile.
Les deux groupes vont emprunter un chemin arpentant à travers le Canyon de Simiane.
Après être passé sous le Canal de Marseille couvert, nous atteignons une bifurcation avec à droite, "les Vallons" (nous emprunterons le chemin à la descente à partir du plateau),mais nous continuons toujours tout droit à travers une belle pinède, pour arriver à une citerne (303) pour aborder notre difficulté de la journée.
Une jolie progression avec le Pilon du Roi en perspective pour atteindre la citerne du haut et prendre la pause repas.
Dommage que les lignes à haute tension nous gâchent un peu la vue.
Lors de la reconnaissance en Juin, nous avons eu de belles photos de fleurs.
La descente étroite et rocailleuse nous offre des perspectives intéressantes sur Gardanne et "LA" cheminée de Gérard (297m la plus haute de France).
Après avoir traversé le hameau La Gréou et St Germain (à coté de la Communauté bénédictine de Sainte Lioba), nous reprenons notre ascension vers le plateau du Peycaï, à travers les bois de chênes et pins.
Nous regagnons vers 15h le Canyon du départ pour atteindre le parking.
Après un week end pluvieux les nuages se sont estompés pour laisser place à une belle journée pour découvrir ce Quartier de Marseille-Vaufrèges- et les 43 adhérents de Pas et Repas respectant les distances sociales se sont allègrement élancés, par groupe de 10 à partir du Parking de Valmante.
Rappel: les Masques Avant et Après et pas forcèment Pendant!
Cette rando est une "création" de Jacques et de Maryjo, tous les deux ayant mis à profit leurs connaissances de "leur" quartier!
Une fois les groupes prêts, on démarre, nous traversons la résidence Valmante, et longeons le château Valmante et surtout le chantier en cours d’une réalisation immobilière.
Pause culturelle: Château Valmante.
Construit en 1854 sur le domaine appartenant à un des plus grands capitaines d'industrie du Second Empire (Joseph GRANDVAL né en Corse qui se fit une belle fortune dans le Sucre), le Château passa ensuite dans les mains d'un autre grand négociant industriel Louis MANTE,(beau-frère d' Edmond Rostand) de la famille des riches armateurs REGIS.
L'Histoire s'y est installée à de nombreuses reprises avec de nombreux résidents connus : Edmond Rostand, Sarah Bernhardt, QG des armées allemandes et américaines -Conférence des Alliés avec Eisenhower pour le 08/05/1945 jusqu'à ce que la Sécurité Sociale en fasse l'acquisition en 1959 et le transforme plus tard en centre de rééducation fonctionnelle, où en 2014 notre Maryjo fit un petit séjour! mais bon pas dans le château!
En poursuivant, nous nous trouvons sur la Colline Saint Joseph, joli domaine arboisé (7ha) dominé par la Chapelle St Joseph.
Elle est très connue des Marseillais car très visible en hauteur sur sa colline (125m), enclavée par les résidences gratte-cielestes de Valmante et de la Rouvière.
C'est en traversant la résidence de la Rouvière, à la hauteur du dernier immeuble, celui de 30 étages que
nous retrouvons notre chemin(un moment perdu) celui qui nous mènera à l’antenne relais qui domine le quartier, à 249m d’altitude.
On y accède par une succession de hautes marches ce qui va forcément ralentir le groupe et muscler nos cuisses!
Après avoir dépassé les antennes, nous nous retrouvons sur un chemin de crête d’où nous pourrons profiter d'une très belle vue sur Marseille.
Nous surplombons le quartier de Vaufrèges (de "vallis frigida" vallée froide) dominé par le Mont Redon et les Monts de La Gineste.
Et plus au fond, le Vallon de la Panouse et sa surprenante "Muraille de Chine" -cassure du relief qui abrite une grande partie des espèces caractéristiques de la garrigue méditerranéenne,et notamment un couple d'Aigle de Bonelli, conférant à ce secteur-Parc Régional des Calanques- un intérêt biologique majeur et protégé.
Quel beau panorama pour notre pause déjeuner.
Pour repartir, nous revenons sur nos pas par le chemin des crêtes puis abordons une descente est un peu plus délicate.
Nous nous retrouvons dans le Parc de la Colline Saint Joseph puis de Valmante où, à 15h30 nous récupérons nos véhicules.
C'est devant la Chapelle de Saint Julien Les Martigues que 40 adhérents se sont présentés pour leur Randonnée de" rentrée", la Boucle Panoramique.
Patrick nous accueille avec quelques recommandations et infos:
-masque avant et après la rando mais pas pendant la rando,
– marcher par groupe de dix personnes les unes derrière les autres espacées de 1 m,
– manger avec distanciation sociale,
– il va s'entretenir demain avec une personne de la mairie 6/8 pour le Tempo
– présentation de 5 nouveaux adhérents : Julian (absent ce jour), Monique et Lionel, Fabienne et Patrick.
Nos Animateurs du jour, Gilbert et Oraida organisent les quatre groupes de 10 marcheurs.
Il fait un peu frais, mais la mise en marche va vite nous réchauffer.
Nous longeons la D5 sur le trottoir pour la quitter au 2e feu tricolore et poursuivons par de petites rues bordées de jolies maisons avec des haies agréables bien vertes.
Une Belle randonnée, tranquille qui nous emmène à travers des champs de vignes où nous glanerons quelques bons raisins, mais aussi des pinèdes, des oliveraies...
Etant sur le Sentier des Vignerons, Gilbert, lors d'une halte nous donne un document avec toutes les explications.
Divers cépages apparaissent portant un panneau indiquant le cépage : le grenache (grain rouge), le Vermentino (grain blanc), la Clairette (grain blanc), la Syrah (grain rouge)...
A propos de "glaner"...
JF.Millet
Cette pratique séculaire, qui consiste à ramasser dans les champs ou les vergers ce qui n’a pas été moissonné ou retiré du sol ou des arbres par les agriculteurs, est parfaitement légale, puisque c’est un décret royal datant de… 1554 qui l’autorise pour les pauvres, personnes âgées, ou estropiées ! Et depuis, aucune loi ne l’a abrogé, et le glanage est même ouvert à tous, pourvu qu’il intervienne après la récolte.
Nous poursuivons notre rando en bordure de champs, d'arbres fruitiers et toujours de vignes jusqu'à traverser la D5 pour remonter la route vers l'autre versant qui va nous permettre d'aller observer le point de vue depuis l'ancien Moulin de Saint-Julien. Nous sommes sur le chemin GR 2013.
Un petit détour et la seule "difficulté", la montée vers un ancien moulin à vent,transformé en poste de vigie,à 169m d'altitude.
A 360 degrés notre vision embrasse la Baie de Marseille, Martigues, avec ses 4 caractéristiques cheminées de la Centrale thermique de Ponteau (EDF).
Ne pouvant faire de photo de groupe à 40, notre gentil et malicieux Gilbert va faire 4 photos de groupe!
Après une halte picnic dans une jolie pinède, c'est sans grande difficulté que nous regagnons la Chapelle de Saint Julien les Martigues,où nous pouvons admirer "LE" Bas relief d'époque romaine.
Sur la façade nord de la chapelle de Saint Julien est encastré un bas-relief en pierre de la Couronne, qui appartient probablement à un mausolée monumental. Il représente une scène familiale à caractère funéraire, avec au centre un couple et deux jeunes enfants, entourés de deux personnages en toge et de deux soldats.
Construit au cours du 1ere siècle après. JC, en relation avec la création d'une villa en contre-bas dans la plaine, ce bâtiment honore le premier maître et fondateur du domaine résidentiel et agricole de Saint Julien.
Merci à Oraida et Gilbert pour cette randonnée de reprise.
Bien qu'impactée par le terrible incendie du 4/08/2020,cette bourgade de Saint Julien les Martigues et ses vignobles nous a réservé une belle dose d'oxygène!
Que cela nous a fait du bien! tout en observant les gestes barrières et le port du masque à l'arrivée et au départ!
Même Monique M.nous a servi son carré de chocolat avec une pince!Et Gilbert nous a distribué ses bonbons des Vosges "sans contact"!
Les "retrouvailles" furent réussies.
DUREE
DISTANCE
DENIVELE
ANIMATEURS
4h30
10.4kms
212m
Gilbert-Oreida
Crédit Photos: Francis,Gilbert, Violette et Gisèle.
Après 14 Lundis de sevrage "sans randonnée", et autre période de contention quelque peu pesante, c'est avec une ferveur positive, une gaieté et une bienveillance générale, que près de 40 de nos adhérents se sont rassemblés dans le bel écrin de la Plage de Sainte Croix, accueillis par les cigales, pour fêter leurs retrouvailles!
D'accord, pas de bises, d'accord de la distance, mais expliquez moi comment faire pour trinquer avec un mètre de distance!!! car c'est dignement en tant que "Pas et Repatien" que nous avons randonné (pas tous) et dégusté (là oui tous et toutes), les apéros,le vin, les quiches, les gâteaux, les biscuits et autres gourmandises!
Comme à notre habitude, baignade (malgré la fraicheur de l'eau),jeux divers,parlottes,et LE Tournoi de Pétanque, ont agrémenté cette belle journée d'été, où tous ensemble, nous nous sommes retrouvés pour clôturer cette bien bizarre année 2019-2020.
Une grosse pensée aux absents qui nous l’espérons vont bien et seront là à la rentrée dont la date vous sera communiquée prochainement.
Patrick dont la première année de "présidence" sera mémorable (ennuis de santé mais maintenant dépassés, Covid), lancera l'ouverture du buffet avec un tout petit discours, car il fait très chaud...et nous avons soif!
Tous dans les starting blocks pour faire honneur aux buffets et Trinquer un "certain nombre" de fois à l'AMITIÉ et à la SANTÉ.
Le Bureau de Pas et Repas vous souhaite une belle période de vacances entre retrouvailles, détente et découvertes.
En attendant la Rentrée et de nouvelles randonnées, profitez bien de la Vie!
Pour mes copines de randonnée qui ont suivi Cyril LIGNAC et ses "recettes"!
Si vous voulez j'ai classé les recettes de Cyril Lignac par ordre alphabétique Ici Comme toutes les paëllas maison... j'ai adoré celle-ci... Je n'avais pas l'habitude de la faire au riz arborio...
Jeudi 12 Mars, le printemps est quasiment là (le Confinement aussi!) et Francis et Christiane Aupicon nous emmènent à la Cadière d'Azur dans le Var pour une virée culturelle.
Joli petit village provençal sur un piton rocheux, face au Castellet, nous allons le découvrir sous deux aspects historiques: la géologie et le Moyen âge.
De 10h à midi, visite du musée, commentée par Madame Gabrielle Mallet puis nous parcourrons en sa compagnie le sentier géologique qui grimpe dans la colline et traverse le village..
- De midi à 14 heures pique nique dans un petit jardin au centre du village (square E. Mori), après avoir récupéré le pique nique dans les voitures.
- A 14h rendez vous à l'Office du Tourisme, pour effectuer une visite guidée du centre historique de 14h à 16 heures avec Madame Sophie Delsanti.
Dans La Maison du Terroir et du Patrimoine qui a ouvert exceptionnellement pour nous, nous sommes accueillis par Gabrielle qui va nous guider très habilement dans un retour dans le temps (85 millions d'années) et tout nous dire des "rudistes"( et non pas des sudistes ni des nudistes!)
L'exposition de fossiles dont les fameux "rudistes" (mollusques fossilisés), issus de la collection du regretté Claude De Rueda, qui fut à l’origine de la découverte d’une quantité de fossiles insoupçonnés entre Ceyreste, La Cadière d’Azur et le Castellet nous a fortement interéssés.
Cette exposition permanente est à découvrir dans la galerie dédiée au sein de cet espace.
Nous allons ensuite emprunter le sentier géologique pour remonter...dans le temps mais aussi dans le Village.
Le sentier géologique a été inauguré lors des journées du patrimoine de 2012 : il est désormais possible d'observer les fameux rudistes (mollusques fossiles) directement sur place. Un niveau à rudistes a été reconstitué au sommet du sentier grâce à Claude de Rueda.
Le sentier forme une boucle d'1 km à peu près qui traverse le village de La Cadière d'Azur et rejoint la Maison du Terroir et du Patrimoine.
Des panneaux jalonnent le parcours et expliquent l'histoire de l'implantation et du développement des colonies rudistes (mollusques fossiles de l'époque du crétacé) qui ont formé la barre calcaire de la Cadière et du Castellet.
Suite de la visite en déambulant dans les petites ruelles...
Pause picnic.
L'après midi, on reprend les mêmes ruelles ...mais sous l'aspect historique.
Mais d'abord pourquoi "la Cadière"?
Deux origines possibles:
Le nom est la francisation du provençal la Cadiera (norme classique) ou la Cadiero (norme mistralienne). Il existe deux mots homophones en provençal, d'où deux sens possibles.
la cadiera / la cadiero : «la chaise». Certaines chartes médiévales désignaient le village sous le nom latin de cathedra.
la cadiera / la cadiero : «lieu planté de genévriers», le genévrier se disant lo cade / lou cade. De fait, le genévrier y était cultivé.
On notera le croix de Saint André patron de la ville.
"La Cadière" est évoquée pour la première fois en 977 à l’occasion de la donation de l’église de Saint-Côme et Saint-Damien et de ses dépendances par l’évèque de Marseille au monastère de Saint-Victor de Marseille .
Un autre parchemin daté de 1099 définit cette donation comme "la huitième partie de la villa qui s’appelle Cathédra, qui est située en Pays de Provence, dans le Comté de Marseille, derrière la mer".
La construction de nombreuses chapelles et la présence de différents ordres cléricaux (les Pénitents...), a favorisé une profonde inspiration spirituelle et le développement de ce petit bourg organisé autour de la mise en valeur des terres seigneuriales.
Larandonnée- plutôt facile hormis le raidillon du départ- se situe sur St Julien Les Martigues,à 5km de Martigues,où des vestiges gallo-romains attestent d'un très ancien peuplement dans cette zone entre la mer et les étangs. La chapelle de Saint Julien
a été construite au Ier siècle apr. J.-C. à l'emplacement d'un ancien mausolée. Un bas-relief rappelle les fondateurs d'un vaste domaine agricole qui a été occupé jusqu'au VIe siècle apr. J.-C.
Le 18/02/2019, nous avions fait cette belle découverte.
En ce lundi 9 mars 2020, après avoir modifié « in extremis » le lieu de la sortie du jour, pour cause d’une impossibilité de tracé à Venelles, Pierre et Gérard nous ont finalement donné rendez-vous à St-Julien les Martigues pour une randonnée de 10km et 250m de dénivelé(e) positive.
A part Lydie qui finissant sa nuit, recherchait le parking beaucoup plus loin…..la plupart de nos marcheurs ont trouvé facilement le lieu du départ.
Nos amis de l’UNAPEI sont parmi nous, accompagnés de Marie et Oraida, ce qui porte à 45 le nombre des marcheurs du jour.
Il y a du vent mais le soleil est là! en route!
Il est 10h30, il faut partir au nord par la piste GR 2013 sur 500m environ où nous bifurquons sur la gauche vers un raidillon de 200m qui est la principale difficulté du jour.
Nous longeons dans cette zone deux lignes haute-tension et nous élevons de 70m.
Au sommet, la vue s’étend depuis Martigues et son viaduc de Caronte , jusqu’au golfe de Fos et le delta du Rhône très boueux suite aux récentes pluies et dont la langue brune s'enfonce loin dans la grande bleue.
Nous descendons ensuite par un vallon jusqu’à la côte 100, virons à droite pour remonter….c’est là que notre ex-racketteuse nous fait un malaise assez sérieux : fringale ou manque de forme…il faut se rendre à l’évidence et renoncer à poursuivre.
Nous ne sommes qu’à 1500m du départ et la seule décision qui s’impose, c’est de la ramener aux voitures.
Maryjo restera avec elle toute la journée.
Nicole, Gisèle et Marc vont les raccompagner et nous rejoindre ensuite .
Le reste du groupe poursuit la remontée pour arriver à la côte 140, brève descente dans le vallon du Mistral, tout en signalant avec de belles flèches en pierres les bifurcations pour nos "retardataires".
Certaines étaient réussies mais d'autres... mais un grand merci à nos "signaleurs".
En continuant, sur une large piste nous rencontrons un 4x4 avec au volant (la sœur et le beau-frère de Christiane Sacchetti) le monde est petit!
Ils nous en disent plus sur la présence de troupeaux de chèvres du Rove sur tout le massif de la Nerthe.
Aujourd'hui nous observerons deux groupes: le matin ,il s’agit de boucs en groupe et dans l’après-midi, nous rencontrerons les femelles avec leur chevreaux près de la carrière.
Elles vivent en totale autarcie, seul un suivi de l’état sanitaire du groupe est effectué par l'homme.
Nous arrivons au sommet à la côte 180, un réservoir, des antennes et une vue superbe vers le nord, au dessus du site pétrochimique de la Mède, de l’Etang de Berre et on voit à 120km, le Ventoux .
Nous progressons sur une longue piste rectiligne située sur la plaine d’Escourillon ,idéale pour une photo de groupe; plus loin un drôle de "truc" la station V.O.R. et les 3 Frères devant la Mède.
V.O.R pour VHF Omnidirectional Range est un système de positionnement radioelectrique utilisé en navigation aérienne et fonctionnant avec les fréquences VHF.
Le sentier bute sur une carrière (les carrières Gontero-granulats) pour moitié sur Martigues et moitié sur Châteauneuf ; elle n’a pas de nom (la Bâtarde),on y accède par la bioraffinerie; elle est suivi vers l'Est de 2 autres sites d’extraction.
Nous arrivons sur le lieu du pique-nique, il est 12h20, on s’installe et nous attendons ensuite nos « accompagnants » de Michèle et Maryjo; ils arrivent (Nicole, Gisèle et Marc)et mangent sur le pouce pour ne pas retarder.
Il est 1h40, nous poursuivons par une piste longeant la carrière par l’ouest, et tombons sur les chèvres et leurs chevreaux qui sont séparés des boucs de plusieurs km ! Peut-être pas tout le temps !!
En parlant de "tomber", ce fut une journée record de"chutes" sans gravité; pas moins de 7 ! cailloux qui roulent, suite de "mirabelle maison" ou simplement cueillette dangereuse d'asperges!!
Notre chemin revient vers l’est, nous longeons une moraine glacière, et au carrefour suivant, à la côte 90, nous entamons la dernière montée qui nous ramène sur la plaine d 'Escourillon à 190m.
Ensuite par un sentier bétonné, nous rejoignons le GR de Pays 2013 et retrouvons notre parking , Michèle (requinquée) et Maryjo qui nous attendaient patiemment.
Aujourd'hui c'est à partir de Nans les Pins sur le Versant Nord du Massif de la Sainte Baume que nous allons pouvoir profiter de cette belle journée de printemps avancé!
Il est 10h05 , nous sommes 42, regroupés au parking central de Nans-les-Pins.
Nos deux serre-fils volontaires sont Gisèle et Patrick.
Le nom de la commune vient du gaulois « nanto » qui désigne une vallée (souvent encaissée), une rivière, ou un torrent.
Ceci est directement en lien avec la situation de la commune installée dans la dépression où le Cauron et l'Huveaune prennent leurs sources, au pied des falaises et barres rocheuses que constituent la chaîne de la Sainte-Baume et le Montmorin.
Nous quittons la ville pour rejoindre le lavoir de la Foux et poursuivre sur une large piste qui va monter progressivement au col de Tardeau (500m).
Un peu plus loin nous quittons la piste pour descendre un petit sentier pas très large qui va suivre un petit vallon encaissé jusqu’à la rivière de l’Huveaune dont la source est très proche un peu plus au Nord.
C’est un fleuve serpentant sur 48 km en passant par Aubagne pour se jeter dans la Méditerranée, proche du David à Borély.
Nous arrivons sur le GR9 et poursuivons en longeant l’Huveaune sur la rive droite .
L’endroit est très agréable, enchanteur avec les clapotis de l’eau, le soleil et les fleurs qui sortent comme si nous étions au printemps...
Il y a plusieurs gués pour franchir le gros ruisseau.
Une passerelle en bois n'a pas survécu au défi du temps et c'est sur des pierres branlantes que nous traversons sous les encouragements unanimes!
12h30 pause pique nique dans une belle clairière et on cherche même l'ombre!
C'est là que notre animateur Gérard se rend compte que son portable n'est plus à sa place!
Montées d'adrénaline collectives!
Il est décidé qu'il re-fasse le chemin déjà emprunté en compagnie de Charlie et d'Ernest afin de retrouver LE téléphone.
De notre coté, nous reprenons la piste, embêtés, invoquant Saint Antoine de Padoue, en essayant de réfléchir au "où" et "quand et comment et parce que....".
Quand soudain Mireille I. reçoit un appel.
Un Randonneur a retrouvé le portable près de la passerelle(que Gérard était allé explorer);Alléluia!
Rendez vous est pris entre randonneurs près du Moulin de la Sambuc.
L'ambiance s'allège de suite, et c'est avec entrain que nous regagnons Nans Les Pins.
Gérard et ses copains d'aventure arrivent quasiment en même temps que nous au parking (ils avaient été informés de la trouvaille) et se rendent au rendez vous.
Jamais le passage devant le Moulin de la Sambuc n'a été aussi bruyant avec nos coups de klaxons!
La solidarité existe! et la chance aussi!
Une belle journée qui se termine très bien, avec une ballade sympa, une aventure de solidarité et notre convivialité légendaire toujours intacte.
Coup de chapeau aux randonneurs "sauveurs" et à Charly et Ernest pour leur soutien et leurs kilomètres supplémentaires.
Merci à nos accompagnateurs Jo et Gilbert et Jacques .
Jeudi 20 février Gilbert a emmené le groupe du Jeudi au refuge Cézanne sur la Montagne Saint Victoire.
Nous étions 14 randonneurs au départ de cette randonnée dont Charly COURTEAUD qui a rejoint les randos du jeudi et Geneviève ARGEMI qui effectuait un randonnée d’essai.
Encore une belle journée de février pour aller s'aérer avec cette ballade sympathique, sans difficulté, sur les terres de St Cannat, traversée par la Touloubre, jalonnée de nombreuses écuries et même d'un parc d'autruches, et d'une ancienne bergerie, le Jas de COUSSOU.
La "difficulté" à se rendre au rendez-vous, les embouteillages n'ont pas du tout dissuadé un grand nombre de nos adhérents à se rendre sur la D17 au parking:
50, on se rapproche d'un record!
Bien encadrés, après avoir attendu tout le monde, nous nous élançons sur un bon chemin et la colonne va se tendre et se resserrer tout au long de la journée.
La société de chasse du coin a hérité de la jasse [jas (m) : terme provençal employé pour désigner les grandes bergeries en pierres sèches (ou non)] , petit et grand Coussous*, don de mademoiselle Croizat.
La bergerie aujourd'hui en ruine, au début du XIXè, pouvait sans doute abriter un millier de moutons.
L’habitation protégée du soleil par un auvent, abrite désormais les chasseurs.
Autrefois le quartier de la Bourdonnière n’était que pâturages, cultures de vignes et d’amandiers (cadastre napoléonien 3è feuille de la Bourdonnière et du Deven, Saint-Cannat) ; il n’en reste rien.
Coussou* : en provençal lieu soumis au parcours de troupeau, pacage(lieu où l'on fait paître les troupeaux), pâturage.
Il y a de nombreux enclos à chevaux qui paisiblement nous regardent passer...ainsi que quelques autruches.
Plus rapides des oiseaux terrestres,les femelles ont un plumage gris-brun et les mâles un plumage noir avec les ailes et la queue blanche.
La Touloubre prend sa source au sud de Venelles, entre le massif de la Trévaresse et la montagne Sainte-Victoire, à 330 mètres d'altitude.
Sur près de 59 kms, elle traverse ou s'approche de Venelles, Aix, Éguilles ,Saint-Cannat, Lambesc,La Barben et Pélissanne, Salon-de-Provence, Grans, passe au pied de Cornillon-Confoux et se jette dans l'étang de Berre à Saint-Chamas après être passée sous le Pont Flavien.
Quel chemin!
Avec le retard pris au départ, ce n'est que vers 13h que nous nous arrêtons pour déjeuner.
Comme à l'accoutumée, ce moment reste un temps de partage et de convivialité; et on aime ça!
Fin de la pause, nous reprenons le chemin vers le retour, en traversant un paysage désolant et triste.
Le très grave incendie de Juillet 2017 a ravi près de 800 hectares de forêt méditerranéenne, quel gâchis...tout ça à cause d'un mégot!
Mais la Nature reprend ses droits, et Francis nous le prouve par de très jolis clichés.
Une randonnée sympathique pour prendre l'air qui s'achève vers 15h30; à nous le retour vers Marseille!
A la prochaine!
Merci à nos accompagnateurs Pierre, Max, Gérard, Jo, Jacques, MarieJo, et Patrick.
Ce lundi 03 février nous sommes 32 personnes à nous élancer à La Penne sur Huveaune sur la rando qui va nous mener à la Candolle et au pied du Télégraphe .
Heureusement le mistral qui soufflait fort hier a diminué et nous le sentons légèrement au démarrage, le ciel est bleu, les conditions sont bien bonnes.
Nous partons à 9h55, nos deux serre-fils volontaires sont féminines : Lydie et Nicole.
Depuis la médiathèque "Pablo Neruda" nous descendons vers le centre de la cité.
La Penne sur Huveaune (6500 habitants) est située sur l’ancien chemin conduisant à Cassis désormais fermé à la circulation par les installations du camp militaire de Carpiagne.
L’Huveaune est un fleuve long de 48,4 km.
L’aqueduc(1866) sert à l’adduction d’eau pour la consommation de la ville. Il est fait de pierres et de briques, arcade d’un aqueduc du canal de Marseille à La Penne sur Huveaune,(il y a 500 ponts et aqueducs le long du Canal) sur lequel passaient les eaux captées de la Durance.
Ce Pont Aqueduc est toujours en service, haut de 12 m, mesure 123 m et compte 16 arches est un pont en arc en plein cintre(5m d'ouverture).
On commença au mois de Septembre 1848 la construction du pont aqueduc de St-Louis, composé de 9 arches de 6 m d'ouverture chacune, cet ouvrage d'art remplace ainsi un siphon projeté en premier lieu
Nous commençons par une petite montée pour avoir une vue sur le Garlaban (714 m) et sur Aubagne.
La Candolle (404 m) passée nous commençons la descente.
Il est 12h35 la faim se faisant sentir, nous nous arrêtons pour nous restaurer.
Pause culturelle:
La Penne sur Huveaune a un passé de plus de 2000 ans et abrite notamment "Le Pennelus", un monument romain dont la construction remonte au 1er siècle avant J.-C. dont la fonction n’est toujours pas bien connue: comme tombeau, mais ni corps ni sarcophage à proximité, comme monument pour célébrer une bataille romaine ou comme un mausolée pour célébrer la mémoire de son bâtisseur peut être aussi l’intégration dans la défense de l’ancien château fort de Candolle au Moyen Âge, mais le "Pennelus" fut classé monument historique en 1886.
Après 1h25 de pause au soleil et abrité du vent chacun s’apprête à repartir via une petite variante montant par "Le Télégraphe", rallongeant le dénivelé !
Il s’agit d’un des vestiges du télégraphe visuel inventé par l’ingénieur Chappe et qui, à la fin du 18e siècle couvrait un réseau de 5000 km étalé sur toute la France et dans le Sud allant jusqu’à Toulon.
Des bras articulés transmettaient des signaux codifiés qu’il suffisait de déchiffrer.
Le Télégraphe franchi nous commençons notre descente jusqu'aux voitures.
Devant nous voyons au loin le Pic de Bertagne (1042m)
le sommet le plus élevé des Bouches-du-Rhone situé à Gemenos et faisant partie du massif de La Sainte Baume.
La piste devient une petite route tranquille avec des amandiers bien fleuris.