Malgré un ciel chargé de brumes printanières, pas moins de 33 adhérents se sont rendus sur le parking du Trou du Loup sur la commune de St Julien les Martigues pour refaire la rando du 9 mars 2020 (avant le confinement-déjà 4 ans!) pour une boucle de 10.4 et 265m de déniv.
Nos anims du jour, les GG (Gérard et Gisèle)
Nous empruntons le GR de pays 2013 sur près de 400m, belle piste caillouteuse caractéristique de la chaine de la Nerthe, pour prendre une petite sente sur notre gauche
qui va nous mener sur le plateau pile poil sous la ligne de Haute tension.
90m de deniv sur une bonne centaine de mètres, ça réchauffe et en haut, premier deshabillage!
Mais les adhérents du jour sont en forme et ont fourni ce petit effort de façon exemplaire! Bravo
Les brumes matinales nous empechent un peu d'apprecier le pyasage qui donne sur Martigues,
Reco du 22 fevrier
Caronte et Ponteau,(photo de la reco), mais aujourd’hui les yeux sont plutôt orientés vers le sol à la recherche des asperges sauvages(Asparagus Acutifolius)!
et alors il y en avait beaucoup...Marie Ange, Patrick B en tête aidés par l'ensemble du groupe ont fait une belle récolte
Regardez moi cette belle omelette confectionnée par Fabienne pour ses petits enfants qui en raffolent!
Pendant environ 3kms nous allons suivre notre piste qui monte et descend doucement pour remonter vers le plateau de la plaine de l'Escourillon(point culminant 180m!)
Nous voilà sur le plateau à 180m d'altitude, et déjà nous cherchons l'ombre, les tee shirts vert fluos sont de sortie!
nous sommes au pied de l'antenne balise de guidage aérien et nous allons suivre une belle ligne droite en parallèle des falaises vers l 'Est
Nous quittons un instant le sentier pour admirer la vue sur l’Étang de Berre (environ 155km2, 80kms de pourtour, une des plus grandes mers fermées d’Europe)
et prendre une belle photo de groupe
les 3 frères de la Mède
les installations industrielles de la Mède (du latin "Meda" signifiant une borne , une limite)
Construite en 1935 à Châteauneuf-les-Martigues, près de Marseille, la plateforme de La Mède se transforme depuis 2015. Le site se tourne vers des énergies d’avenir porteuses de croissance pour TotalEnergies et pour la région.
TotalEnergies a investi 337 millions d’euros pour reconvertir La Mède en plateforme orientée vers les nouvelles énergies. Au cœur du projet : la reconversion de la raffinerie en bioraffinerie.
La plateforme de La Mède comprend également une unité de production d’AdBlue®, une plateforme de logistique et de stockage et une centrale solaire.
Nous continuons en direction de cet immense "barbecue" interdit d'accès
qui se trouve en fait être un V.O.R pour "VHF Omnidirectional Range", qui est un système de positionnement radioelectrique utilisé en navigation aérienne et fonctionnant avec les fréquences VHF.
Merci Eric pour ces renseignements.
Le plateau a depuis très longtemps occupé une position stratégique pour les peuples celto ligures du coin , les Avatiques et ce n'est pas surprenant d'y trouver un...oppidum!
L'heure de la pause se rapproche et c'est à la limite de la carrière Gontero face à l’Etang que nous nous installons
Alors que tranquilles,nous savourions nos desserts et autres bonbons des Vosges, l’œil attentif de nos adhérents a été attiré par des cercles de couleurs dans le ciel!
Non! nous n'avons pas abusé du pastis!
En fait, la Patrouille de France en entrainement a lâché à l'horizontale des ronds de couleurs pour former les anneaux des Jeux olympiques
A ce stade là, il nous reste encore 5 bons kilomètres à effectuer dans cette belle forêt de pins d'Alep(pas mal malmenée par les coups de vents) et garrigues provençales
C'est le Printemps dans 2 jours et la flore est en plein épanouissement; des orchis ,des asphodèles prêtes à fleurir, des orchidées sauvages(Ophrys de Provence)(Merci Michèle pour la photo) des buissons fleuris de romarin et le thym enfin en fleurs!
Nous abordons la deuxième difficulté du jour, oui après le repas c'est plus compliqué, mais bon "chacun son rythme", et nos adhérents ont bien pris le temps de remonter les 90m de dénivelé.
Bravo à tous.
Après une montée, voilà une Petite descente dans un vallon ombragé
pour rejoindre le GR du Pays croisé ce matin et retour très rapide sur le parking.
Il est 15h et des poussières, les sourires sont toujours là, les sacs d'asperges sont pleins et l'on se quitte rapidement pour mieux se retrouver la semaine prochaine.
Merci à vous chers marcheurs pour votre enthousiasme et confiance.
Animateurs du jour, Gérard et Gisèle
Photos: Gérard, Gisèle,Patrick Be, Patrick Bi, Michèle et Eric.
Il fait bien gris et un peu frisquet ce matin au parking à la fin de la D1,à Riboux(83), nous sommes 9.
Pour une fois c'est Patrick qui fait la photo de groupe au départ de la rando, on ne sait jamais s'il en perd un ou une pendant la journée!
Riboux est un minuscule village du Var à 40kms de Marseille, situé au bout d'une route sans issue bien longue...
Sur le flanc sud de la Sainte baume, il n'y a qu’une cinquantaine d'habitants et des paysages provençaux lunaires et isolés tels que les cinéastes les apprécient(tournages deJean de Florette, Manon des Sources) ainsi que les randonneurs.
Nous voilà prêts pour nous réchauffer avec les 14,5kms et 320m de prévus vers la forêt de Malaucène (oui dans le Var il y a un Malaucène -intitulé trouvé sur les sites de randonnées)...
Les pluies récentes nous avaient un peu inquiétés car nous devions traverser un certain nombre de "biaous", mais finalement après en avoir contourné un certain nombre, nous n'avons pas mouillé nos chaussures,et la Nature est beaucoup moins sèche.
La météo s'améliore, et nous pouvons apercevoir clairement la Chaine de la Sainte Baume (Col de Bertagne)
L'allure est bonne et nous approchons du lieu-dit les Maulnes qui abrite une exploitation de vaches sans cornes surprenantes!
Un pré avec des biscuits Oréo sur pattes!
Des Galloway ceinturées! Les Galloways originaires d'Écosse et comptent parmi les races les plus résistantes.
Pour le pique nique, pas de steak, mais une pause près du Romanil
Un joli insecte a voulu visiter mon sac, un diablotin de Provence ou Empusa pennata
Magnifique rencontre!
Nous poursuivons sur de larges pistes DFCI en direction Sud et les bruits du Circuit du Castellet nous rappellent que nous ne sommes pas bien loin de Signes.
Il fait chaud sur la longue plaine du Romanil
La météo change soudainement, le groupe accélère (du moins celles qui peuvent...)
et nous revoilà à la fin de la DFCI Chibron sur le parking de Riboux.
Une belle virée dans des paysages provençaux, loin de toute activité humaine.
14,5kms et 320 m de dénivelé sur belles pistes sans difficulté.
Malgré la météo incertaine, 22 adhérents se retrouvent sur le parking de la petite localité de Peyrolles, mais il nous manque Nadia et ses jeunes de l'Unapei, donc nous allons devoir patienter pour notre rando du jour(12,5 et 200m déniv.) menée par Gilbert et Jo.
Puisque nous avons le temps,petite pause sur l’étymologie du lieu:
"Peyrolles" dérive de l’occitan "peyre" qui vient lui-même du latin "petra" : pierre , par conséquent le lieu des pierres, le lieu rocheux.
L’histoire de Peyrolles-en-Provence est intimement liée à celle de la Durance, comme l’origine de son nom ancien « Petrolis » qui trouve ses racines dans le mot latin désignant les galets du fleuve provençal.
Peyrolles-en-Provence occupe depuis toujours une position privilégiée sur la route des Alpes qui se profilent au-delà du défilé de Mirabeau. À son époque, le Roi René(1409-1480) en fit sa résidence d’été et contribua à sa fortification et son embellissement.
Du reste, le ville accueille depuis 20 ans, une belle Fête Médiévale, la Foire du Roy René.
Cette année, c'est le 20 et 21 Avril 2024.
Gilbert suit patiemment l'arrivée de la dernière voiture, les adhérents toujours avec le sourire(pour la plupart) mettent et enlèvent en fonction des gouttes leur beau coupe vent du club!
Enfin, les voilà, nous levons le camp aussitôt avec une petite heure de retard qui finalement nous mettra définitivement à l'abri de la pluie.
Nous prenons la direction de Canal EDF que nous allons traverser et longer sur un bon kilomètre avant d'atteindre la zone boisée.
Après quelques égosillements "sur le trottoir, à gauche, à droite", tout rentre dans l'ordre...pour le moment, car en fin de randonnée ce fut encore une fois le cas!
Quel beau Magnolia.
La progression est très agréable et sans difficulté dans une fôret de chênes et de pins d'Alep ,avec des oliveraies,sur les contreforts du massif de Concors.
De très nombreux Orchis pyramidaux tout au long de notre chemin, ainsi que de jolis bouquets de violettes; Marie Ange et Patrick B, sont à la recherche d'asperges sauvages!
Nous approchons du lieu dit du Pissolier, avec une exploitation d'herbes aromatiques, le Jardin du Pissolier et bien sûr, nous nous sommes creusés la cervelle pour savoir d’où venait ce mot "pissolier".
De "pisse", "purin"? mais il n'y a pas d'odeur spéciale...on retrouve souvent cette dénomination dans nos régions; on cherchant du côté du Felibrige , j'ai trouvé "le pisso-au-lié" qui est le "pissenlit";ce qui correspondrait plus, mais bon je suis preneuse de tout autre explication.
Du reste, nous avons posé nos sacs pas très loin pour la pause déjeuner, en plein soleil et sans odeur!
N'ayant effectué que 5 kms sur les 12,5 prévus, nous levons l'ancre assez rapidement, non avoir au préalable pris des forces avec nos incontournables desserts et bonbons des Vosges!
Le rythme est bon et ça discute...
Nous atteignons à nouveau le Canal EDF
mais avant de traverser, Gilbert et Jo nous emmènent faire un "ziguigoui" ou bouclette aller- retour pour avoir une vue plongeante sur la Chapelle
En redescendant, nous profitons d'un rayon de soleil pour faire une belle photo de groupe
Nous continuons à longer ce fameux canal EDF (1964-long de 25o kms-canaux, barrages et usines)alimenté par l'eau de la Durance et du Verdon jusqu'à l'Étang de Berre.
Pour Lydie, la largeur moyenne est de 20m et la profondeur entre 3 et 8m!
Donc marchons bien loin du bord!
Nous voilà enfin près de la Chapelle de Notre Dame d'Astor.
Cet emplacement longtemps considéré comme le berceau du village a vu la construction de deux chapelles de type roman.
Un première au 12eme siècle puis pour la remplacer,l'actuelle entre les 15 et 17eme siècle.
Mais malgré son classement comme monument historique , elle n'a qu'un intérêt limité:l’intérieur est vide, il ne reste plus rien. Le plafond fortement dégradé, devait être recouvert de peintures à l’origine. La chapelle est imposante avec ses contreforts manifestement ajoutés plus tard.
Et alors qui est Notre Dame d'Astor? Difficile de trouver une explication avec les variantes d'orthographe (Astours,Ertour)...
En cherchant un peu, je me suis intéressée à l'époque du Moyen Age, avec notre Bon Roy René grand chasseur qui s'adonnait à l'art de la fauconnerie.
Or...dans le dico du Félibrige, il y a "astouret" et "estouret" qui désigne un petit épervier, toujours présent dans nos collines provençales!
Je vous livre mes élucubrations!
Chantal a elle-aussi cherché, et pense plus à "Aster" l'étoile...
Encore une belle photo de groupe à un endroit que nous avons déjà vu deux fois (avril 2017 et mai 2022).
Entre deux bonnes journées de pluie, nous avons eu la chance en ce jeudi 7 Mars de répondre présents à la très belle initiative de nos Animateurs, Christiane et Francis Aupicon qui ont trouvé un "circuit insolite"
-"Cézanne en ville, Cézanne au champ" sur Aix en Provence, en compagnie du très connu Jean-Pierre Cassely, chroniqueur quotidien sur France Bleu et guide conférencier.
Programme de la matinée
10h : "Paul le matin" : circuit en ville
Ce circuit inédit dans les rues d'Aix va nous permettre d'évoquer la vie du peintre et surtout d'aborder des sujets souvent négligés dans les biographies. En voici une liste non exhaustive :
Les raisons de la rupture entre Émile Zola et Cézanne
La première période mortifère de Cézanne appelée par pudeur sa "période baroque" qu'il préférait qualifier de "période couillarde"
La vérité sur les premières expos de Cézanne organisées par le marchand Ambroise Vollard
Cézanne et les femmes entre pudeur et méfiance
Cézanne conservateur, catholique et déserteur
Paul Cézanne junior
Marcel Provence, le sauveur de l'Atelier de Cézanne (fontaine d'Espeluque avec bas-relief de Marcel Provence) - Cézanne et Renoir, une amitié indéfectible (fontaine des Bagniers signée Renoir) - Marie et Joachim Gasquet amis intimes.
Nous nous retrouvons tous à 10h devant l’office du Tourisme, place de la Rotonde sans Oraida, souffrant d’un lumbago (soit 16 participants), avec notre guide du jour, Jean-Pierre Cassely.
Nous allons déambuler dans les rues et ruelles du Vieux Aix par un beau soleil printanier.
Nousnous arrêtons tout d’abord devant la belle statue en bronze de Paul Cézanne, réalisée par le sculpteur néerlandais Gabriël Sterk en 2006 et installée bien en évidence devant la fontaine .
Nous nousretrouvons ensuite devant l’ancien collège royal Bourbon où Cézanne et Zola ont étudié ensemble entre 1852 et 1858.
Nous faisons une halte devant le musée Granet (qui abrite 10 des 900 oeuvres et 400 aquarelles de l'artiste) où Jean-Pierre Cassely nous montrele petit fascicule de Jean-Claude Lebensztejnsur la période que Cézanne définissait lui-même comme sa "périodecouillarde"…
Arrêt devant la maison natalede Cézanne , la statue d’Émile Zolaet la maison achetée par Cézanneoù il a passé ses dernières années.
Il y est mort en 1906.
12:00-Nous revenons sur la Place de la Rotonde où nous allons pique-niquersur les bancs situésdevant l’Office du Tourisme.
Vers 13h30 nous reprenons nos véhicules pour nous rendre au parkingdu musée Vasarely où nous nous regroupons afin d’accéder ensuite au site de Valcros- Bellevued’où Cézanne a peint de nombreux tableaux .
"Cézanne l'après-midi" : sur le site Valcros-Bellevue:(notice de M.Cassely):
"Ce jour là, non loin des Milles, à trois quarts d'heure d'Aix et du Jas de Bouffan, sous un grand pin, au bord d'une verte et rouge colline, nous dominions la vallée de l'Arc, il faisait bleu et frais, un premier matin d'automne dans la fin de l'été... Devant nous, au soleil virgilien, la Sainte Victoire, immense, tendre et bleuâtre, les vallonnements du Montaiguet, le viaduc du Pont de l'Arc..."
C'est ainsi que le poète aixois Joachim Gasquet évoque ce lieu où Paul Cézanne se rend au tournant du siècle, durant plus de 15 années, puis peu avant sa mort.
Il y peint parmi ses plus beaux motifs : Sainte Victoire, le Grand Pin, le Pigeonnier de Bellevue, la Plaine de Valcros..., jusqu'à la vente de la Bastide du Jas de Bouffan; puis il y revient après. Et c'est là qu'il révèle sa passion pour le paysage: "Il avait planté son chevalet à l'ombre d'un bouquet de pins"...
Il serait impossible aujourd'hui, à Cézanne de se rendre sur son motif par le même chemin, coupé par la ville nouvelle construite comme en miroir moderne de la cité originelle.
Si le site de Montbriand est irrémédiablement pollué par le vacarme de l'autoroute qui a remplacé le tramway vers Marseille, le plateau de Valcros et le site de Bellevue sont pourtant miraculeusement épargnés.
Ils doivent le rester car l'œuvre de Cézanne est entrée dans le patrimoine de l'Humanité et le monde entier contemple aujourd'hui ces paysages aixois dans ses plus grands musées.
Le ciel est bien bleu en ce lundi de Mars grâce à un bon vent assez frais (il ne fait que 6 degrés),ce qui n'a néanmoins pas empêché 25 adhérents de se retrouver sur le parking du plateau de Rognac.
La rando de 11,3kms et 150m de déniv est rondement menée par Gérard et Max.
Bien bâchés,(bonnet, gants et coupe vent) le groupe va prendre le GRP 2013 le long de la falaise au dessus de Rognac sur deux bons kilomètres et demi.
Rognac...de par sa localisation au bord de l’Étang de Berre et les hauteurs des barres rocheuses, ce lieu a depuis 5000 ans, attiré des groupes néolithiques qui vivaient de chasse, de pêche, de culture et d’élevage.
1000 ans avant Jc, les Ligures y créèrent un village et un refuge en hauteur au Castellas.
Les Romains, à partir de la fin du 2eme siècle avant Jc, y installèrent de nombreux domaines dont l'un "Rudinacum" est sans doute à l'origine du nom de Rognac.
Nous profitons de cette vue impressionnante pour une belle brochette
Les fleurs du printemps sont là...
Au niveau du 3eme kilomètre sous la ligne HT, quittant le Gr, nous prenons un sentier vers la droite
Nous nous retrouvons dans une belle pinède.
Fortement impactée par l'incendie d'Août 2016(2700h ,sur 14,5kms), la Nature petit à petit se reconstitue,(grâce notamment à de nombreuses actions de reboisement) mais reste fragile(feu Août 2023).
Bientôt nous atteignons le domaine viticole de Saragousse, qui produit de bons petits rosés de Coteaux d'Aix, voilà de quoi encore une occasion de prendre la pause, mais pas de "dégustation"aujourd'hui!
A propos de "Saragousse", intriguée par cette appellation, et en fouinant sur le web, j'ai pu lire(voir lien) que nous étions sur un ensemble de voies gallo-romaines (de la Fare aux Pennes Mirabeau et des Pennes à Velaux) et que donc "Saragousse" proviendrait de "Caesarea Augusta", ce qui nous renvoie à une origine toponymique typiquement gallo-romaine.
Nous rejoignons notre spot habituel pour la pause méridienne, en plein soleil et à la lisière d'un champ.
Après le repas, nous continuons à redescendre sur le plateau calcaire avec sa garrigue d'argélas-ajonc de Provence, ses nombreux champs d'oliviers en direction de la fontaine de Rognac
Il est presque 15h30 quand nous atteignons nos véhicules,enchantés de cette randonnée rafraichissante mais comme toujours appréciée de tous.
Nous sommes 6 à nous retrouver sur le parking des Venturiers pour une belle randonnée de 15kms et de 380m de déniv sur le versant nord du Massif de la Sainte Victoire et au sud de la montagne des Ubacs au départ de la jolie petite localité de Vauvenargues dont le château a été acquis par Picasso en 1958.
Nous empruntons le Gr9 par le sentier des Venturiers (emprunté pendant des siècles par les pèlerins qui montaient au prieuré du Mont Venturi car on n'a pas appelé autrement la Sainte-Victoire avant que les géographes mandés par Louis XIV ne revisitent la toponymie provençale à la fin du XVIIè siècle, en y faisant naître de nombreuses aberrations).
Venturi est pré latin et signifie "Rocher venté",
On quitte le Gr et nous voilà au niveau du ruisseau Infernet, qui coule en amont du lac-réservoir du barrage de Bimont,c'est bien ce dernier qui va nous causer quelques difficultés.
En effet nous étions sensé suivre le "biaou" qui aujourd’hui avec les pluies récentes était devenu ...un très gros biaou quasi infranchissable.
Après deux ou autres essais et demi-tours, nous avons pris l'option sagesse en suivant la piste plus en hauteur.
Photos du ruisseau et ses nombreuses cascades tout au long du parcours
Le parcours sur piste n'est pas difficile et la vue sur la Ste Victoire et la Croix de Provence nous enchantent.
“A m'en donné”, en haut d'une petite côte, nous tombons sur de nombreux champs de lavande secs et...
Ma mémoire fait "bing", je saoule mes acolytes en leur repétant "mais oui,nous sommes déjà passé ici...nous avions des fleurs dans les cheveux..."deux petits clics et voilà: rando du 22/10/2018 avec Pierre et Patrick!
faite à l'envers d'aujourd'hui et plus courte mais tout aussi intéressante!
Notre changement de parcours nous a fait perdre du temps et la pause va s'effectuer bien plus loin , entourés de violettes sauvages
Et c'est reparti...mais autant la partie piste nous avait un peu endormi , là nos sens de l'orientation ont été mis en éveil et à profit!
Tels de véritables Indiana Jones, nous avons coupé (et recoupé, un coup par la droite, un coup par la gauche) à travers la végétation épaisse et épineuse à la recherche d'un chemin pour nous ramener vers Vauvenargues!
Faut dire que le GPS dans ce coin-là était un peu "out", mais nous n'avons pas perdu ni le sourire,ni la confiance en nos animateurs soutenue par le parfait sens de l'orientation de Dominique (là on va vers le Nord, non là on va vers l'est...rien qu'en regardant le soleil!)
Voilà, nous avons rejoint la piste!
Nous rejoignons le village très étalé de Vauvenargues sur la D10, et son célèbre château.
Flanqué de deux tours rondes du XIV° et entouré d'une enceinte du XVI°, le Château a une histoire mouvementée qui remonte aux Comtes de Provence.
On sait qu'en 1257 le château appartenait aux archevêques d'Aix, en 1722 Louis XV l'offrit pour bons et loyaux services rendus pendant la peste de 1720 à un certain Joseph de Clapiers,
et c'est en 1958 que le château devint la propriété du célébrissime peintre Pablo Picasso "J'ai acheté la Sainte Victoire de Cézanne"qui, selon ses vœux en fit sa demeure éternelle en 1973.
C'est au pied de l’escalier principal, sur la terrasse que reposent Pablo et Jacqueline Picasso depuis leur décès en 1973 et 1986.
Sur leurs tombes, une statue de la femme au vase (1933)
Propriété privée (descendants de Jacqueline Roque-Picasso) ,le château ne se visite pas, sauf exception comme en 2009 pour des expositions .
Nous pensions être rendus, mais...il nous reste deux bons kilomètres le long de la Cause et de champs détrempés
pour, accompagnés d'un joli chat randonneur, terminer notre boucle.
Nous voilà, près du parking, et nous avions oubliés que ce que nous avions eu plaisir à descendre allégrement ce matin, et bien maintenant avec 14kms et des brouettes dans les gambettes, nous avions à remonter un petit raidillon
Voilà, enfin les voitures!Mireille a du mal à tenir ses bâtons...
Même le chat semble...fatigué!
Encore une très belle randonnée en très bonne compagnie.
Encore un beau lundi pour aller randonner avec les jeunes de l'Unapei et leurs éducatrices vers Le Tholonet et aller admirer encore une fois les deux barrages (Zola et Bimont), mais surtout saluer "la Belle Dame de Provence" la Sainte Victoire.
Une de nos destinations favorites...ci-joint la rando du 31/10/2016, mais je vous encourage à aller voir les autres randos toutes aussi jolies les unes que les autres et pleines de souvenirs!
Le Tholonet était un des lieux préférés de Cézanne la terre rouge, la roche grise, le ciel bleu azur sur lequel se détache la montagne Sainte-Victoire lui offraient une palette de couleurs ...
Nous sommes 40 à nous regrouper sur le parking du joli village du Tholonet pour une belle bouclette de 11kms et 300m de déniv.
Le nom du "Tholonet" qui à lui seul, évoque Cezanne et la Sainte Victoire,viendrait d’une divinité aquatique prélatine, Tholos, “la source” en grec. La présence de l’eau dans la commune, depuis les vallons des Infernets et de la Cause, de l'Arc est inscrite dans son histoire : des ruines de l’aqueduc romain à la retenue de la Petite mer, et de ces 2 barrages.
La cloche de l’Église Sainte Croix sonne ses 10 coups et nous nous élançons pour aller chercher sur la D17 une draille vers la droite.
Le long groupe doit aborder "la" difficulté du jour, une jolie côte de 2,5kms, mais le rythme adapté et les nombreuses pauses permettent de l'avaler sans problème.
Il fait chaud, les efforts sont là, et heureusement que la pinède nous abrite.
Arrivés sur le plateau, nous rejoignons le Gr653A(Via Aurélia de Menton à Arles avec ses extensions Compostelle et Rome).
Nous n'irons pas aussi loin...nous prenons le chemin qui par moment surplombe le barrage Zola.
Photo de la reco 2023
D'une hauteur de 36 mètres, il est maçonné et a une capacité de 200 000 m3. Situé dans les gorges de l'Infernet , le long de la Cause et en aval du barrage de Bimont, il a été conçu par l'ingénieur François Zola, père du célèbre écrivain Émile Zola.
C'est l'un des premiers "barrages voûtes" au monde : la poussée de l'eau est reportée sur les flancs de la vallée au moyen d'un mur de béton arqué horizontalement, et parfois verticalement.
Mis en service en 1854, il a été exploité jusqu'en 1877 pour amener l'eau jusqu'à la ville d'Aix-en-Provence.
Il est aujourd'hui géré par la Société du Canal de Provence.
Aujourd'hui, le barrage Zola n'a plus qu'une fonction de « tampon » en cas de vidange du barrage de Bimont situé en amont, ainsi qu'un rôle de régulateur de crues de la Cause et donc de l'Arc situés à l'aval.
La côte du plan d'eau est donc maintenue basse en permanence.
Ah enfin , elle est là...le panorama s'ouvre sur la Montagne aux couleurs changeantes chère à Cézanne mais pas que!
Je ne boude pas mon plaisir de rassembler la belle troupe du jour pour une photo!
Qu'ils sont beaux et souriants!
Le chemin traverse la pinède, les globulaires d'Alep sont en fleurs...
Nous allons faire la pause méridienne sur le parking du barrage de Bimont.
Après avoir repris des forces...(ah, les nombreuses "douceurs sucrées" de nos adhérents, toujours aussi généreux et sympathiques...), nous allons vers le barrage de Bimont, accueillis par un bruit fort du lacher d'eau.
Le barrage de Bimont constitue une réserve de sécurité précieuse au cœur de l’aménagement hydraulique du canal de Provence.
Elle est alimentée à 90% par de l’eau du Verdon grâce à la galerie souterraine de la Campane.
Les 10% restants proviennent des apports naturels de la rivière l’Infernet.
Construit de 1946 à 1952 par l'ingénieur Joseph Rigaud pour barrer le lit de la Cause et surtout retenir les eaux captées du Verdon.
Il mesure 180 m de long et 87,5 m de haut.
Le volume stocké en permanence dans Bimont varie entre 11 et 14 Millions de m3 ce qui correspond à la consommation annuelle d'une agglomération comme Aix-en-Provence.
Transitent par la réserve du barrage :
• 30% de l'eau nécessaire à Marseille
• 1/3 des besoins en eau d'Aix-en-Provence, qui s'ajoute aux 2/3 provenant de la branche de Saint-Hippolyte du Canal de Provence au Nord de la commune.
Par sa conception, le barrage de Bimont ( barrage voûte-poids) est un ouvrage extrêmement solide, mais constamment surveillé.
Nous allons aborder le dernier segment en plongeant vers le canal de Doudon
L'aqueduc de Doudon est un canal de dérivation servant à irriguer les cultures de la plaine.
Nous récuperons le GR2013 sur une petite longueur et près des oliviers pour prendre une petite sente sur la gauche à l'aplomb du Tholonet qui va nous permettre de retourner aux voitures.
Petite descente "hors piste" mais grâce aux indications de notre Monique B, toutes les racines et autres difficultés ont pu être évitées.
Bel esprit de solidarité!
Nous voilà quasi rendus et nous passons devant le Moulin Cézanne (moulin du 17emeque Cézanne louait pour entreposer son matériel de peinture lors de ses innombrables explorations du pays aixois).
En 2016 nous avions pris la pause.
Une belle randonnée de 11 kms dans un superbe paysage que nous avons tous appréciée.
Un coup de chapeau à nos Animateurs qui prennent le temps de faire les reconnaissances pour notre sécurité et notre confort.
En même temps, lors de la reco du 12 février, notre équipe (Denise, Nadia, Oreida et une stagiaire, Gérard, Gilbert, Régine et Patrick)
ont pris le temps de savourer un délicieux Tiramisu préparé par Oreida!
Ce jeudi, nous sommes 10 à nous retrouver sur la Fare les Oliviers pour une boucle de 14,5 kms et 330m de déniv+ vers le Castellas.
Construite à flanc de colline sur le massif du Mauribas, le "Castrum de la Fare" tire son nom du latin "farossium" qui a également donné "farot" feu servant à signaler les dangers.
La précision « des oliviers » date du 19eme siècle, époque où la culture de l'olive et d'huile était importante.
L'allure va bon train pour le premier segment en côte, les romarins sont en fleurs, et au détour d'un virage, la vue s'ouvre sur le panorama de l’Étang de Berre.
On peut apercevoir sur notre droite,sur un éperon rocheux, la Tour du Télégraphe optique de l'ingénieur Claude Chappe (1763-1805);
Maillon d’une chaîne sémaphorique de cent stations dans le prolongement de la ligne Paris-Lyon ouverte en 1804, la tour fut mise en service en 1821 et transmettait de Paris à Toulon un message en vingt minutes.
Le Printemps est là...
et après un peu plus de trois kilomètres, nous allons atteindre l'intersection des 4 Chemins après être passé devant une bergerie et un immense champ de roquettes sauvages et prendre le gr de pays vers la Stèle.
Nous laissons la stèle sur notre gauche et récuperons un DFCI à travers des habitations vers le très long vallon du Pigeonnier où nous cherchons un endroit à l'abri pour la pause.
Moi je me serrai bien arrêtée là...
à surveiller les oliviers (et où il est interdit de vapoter 😂)
Finalement au bout de 8 kms,sur le plateau qui nous laisse apercevoir au loin le massif de la Trevaresse
on s’arrête au pied d'une borie
Au dessus de nos têtes, la patrouille de France s'entraine avec des figures époustouflantes, mais ils vont vite et je n'ai pas de zoom alors les petits points ce sont les avions!
C'est au pied de cette belle borie que nous profitons pour faire une jolie photo de groupe
Bon c'est pas tout, mais il nous reste encore 6 bons kilomètres et nous nous remettons en route assez rapidement sur le plateau,le ciel s'éclaircit...
en longeant le centre d'enfouissement technique, le stand de tir et l'autoroute du soleil
On aperçoit maintenant l’Étang de Berre et pouvons aborder un virage vers la droite vers le Castellas.
La piste descendante va nous mener au pied du Castellas jusqu'à la Chapelle de Sainte Rosalie
Situé sur un éperon rocheux, le Castellas fut construit entre le Xe et le XIedominant la vallée basse de l'Arc.
OMC-LA FARE.FR
Sa situation propice à l'observation, un accès difficile des enceintes et des entrées successives et restreintes typiques du Moyen Age le rendait pratiquement inattaquable.
Servant de refuge aux populations en cas d'attaques ,c’était aussi la résidence du Seigneur jusqu'en 1705
Nous atteignons d'abord la Chapelle Sainte Rosalie(1856) et ensuite l'Oratoire.
Née en Sicile ,Sainte Rosalie de Palerme est la patronne de la ville.Honorée fin août,elle est invoquée comme sainte protectrice contre la peste qui toucha la Provence en 1720.
La randonnée touche à sa fin en traversant un paysage bucolique et apaisant à souhait :oliveraies, figuiers, amandiers, lauriers-tin et même un petit écureuil.
A deux pas de ce pole industriel de Berre l' Etang c'est presque ...incroyable et nous en profitons bien.
Merci Patrick pour cette très belle randonnée de 14,5 kms.