Lundi 12 juin, rando à la presqu’île de Giens
Nous sommes 23 randonneurs à nous élancer ce 12 juin 2017 à 10h10 depuis le parking de la Madrague pour faire le tour de la presqu’île de Giens de l’Est vers l’Ouest sur le sentier du littoral (ancien sentier des douaniers), PR bien balisé en jaune, sous la conduite de Philippe et Gilbert secondés par 2 serre-filles : Danièle et Michelle ! Bravo à tous les quatre.
Le temps est splendide, soleil bien présent, ciel bleu sans nuage, pas de mistral, il fait plus de 25°
au départ, et nous entendons les premières cigales de l’année !
Dans les 10mn, nous découvrons sur notre gauche une magnifique petite plage en surplomb qu’on aurait vu si nous étions allés tout droit mais restons toujours sur le PR;
Philippe précise que la presqu’île de Giens est le point le plus méridional de la France continentale, à la même latitude que le Cap Corse.
Nous y trouvons donc la même végétation, le même sol et sous-sol rocheux.
Cette côte boisée et rocheuse s’avance fièrement dans la mer, à peine retenue au continent par
2 étroits cordons d’alluvions de 4 km de long (double tombolo, unique en France) qui encadrent
étangs et salines.
Nous continuons sur ces beaux coteaux granitiques de bord de mer avec cette végétation florissante. Il nous faut faire attention car le chemin est traversé sans cesse de racines multiples plus ou moins grosses.
Les eaux limpides de la mer sont de couleurs émeraude et turquoise, très jolies et fort tentantes mais précision importante de Philippe: au loin vers l’île de Porquerolle la profondeur peut aller jusque 2000 m, d’où présence de requins entre autres…
Ce sentier du littoral, relativement escarpé permet de parcourir ce paysage quasi-insulaire en passant de pinèdes littorales, chênaies appelées yeuseraies à un maquis méditerranéen sculpté par le vent pour finir sur des falaises à la végétation arbustive résistant aux embruns salés.
Philippe nous présente au fur et à mesure: des pistachiers lentisques, des bruyères arborescentes pouvant monter jusqu’à 4 à 5 m de hauteur, dont les troncs de couleur marron, rougeâtre et vieilli ressemblent à ceux de l’arbousier, de la salsepareille pouvant atteindre 7 m de longueur, cistes de Montpellier, cinéraires maritimes de couleur jaune et filaires à feuilles étroites très résistants au froid de la même famille que l’olivier c’est pourquoi certains l’ont « croisé » avec l’olivier pour mieux tenir au froid.
1996, la ville d’Hyères-les-Palmiers assure la gestion de la presqu’île de Giens et en 1997, face à la fragilité du site, à l’augmentation de la fréquentation et aux enjeux de conservation de ces écosystèmes, elle demande l’assistance technique et scientifique du Parc National de Port-Cros.
Plus loin, Philippe nous montre du genévrier de Phénicie, du fragon ou petit houx sans ses baies rouges bien sûr, saison oblige, du nerprun avec ses petites feuilles bien vertes et de l’euphorbe également.
Pause médicale...pour nettoyer, soigner et bander le genou droit que René vient de s’abîmer légèrement sur une petite roche.